Le livre La protection intégrée des cultures, publié aux Éditons Berger, s’est démarqué aux Prix Roberval, un concours international francophone. Crédit photo : Les Éditions Berger
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S'abonner maintenant« Il faut faire les choses différemment pour en arriver à une agriculture plus durable, qui n’en est pas forcément une sans pesticides, mais qui demande une diversification de nos façons de faire. Ce qui est souhaité, c’est d’éviter certains problèmes de résistance et de contamination de l’environnement. »
Co-auteure du livre intitulé La protection intégrée des cultures publié aux Éditions Berger, Josée Fortin résume ainsi l’idée derrière l’ouvrage de plus de 500 pages publié en 2023. Roger Doucet, agronome, et Onil Samuel, chercheur et conseiller scientifique, se sont joints à la professeure titulaire au Département des sols et de génie agroalimentaire de l’Université Laval dans cette initiative de longue haleine.

J’enseigne entre autres à mes étudiants la protection de l’environnement, donc une utilisation rationnelle des pesticides. J’ai accepté de collaborer à la rédaction de ce guide-là parce que je le voyais aussi comme un outil de référence. Depuis sa publication, le livre permet de remplacer des notes de cours par quelque chose de plus permanent et d’un peu plus structuré.
Vers une agriculture plus durable
Le volumineux recueil brosse un portrait global de la protection des cultures contre les maladies, les mauvaises herbes et les insectes en agriculture conventionnelle. Il propose une approche qui vise à réduire la dépendance aux pesticides et expose certaines méthodes pouvant aider à protéger les écosystèmes sans compromettre l’obtention d’une production viable. La prévention est évidemment mise de l’avant.
« Pour aller vers une agriculture de plus en plus durable, il faut prendre l’habitude d’évaluer toutes les possibilités afin de faire le meilleur choix pour l’environnement et la santé humaine et animale à travers tous les moyens physiques, biologiques, chimiques et biotechnologiques disponibles. La phytoprotection doit être intégrée à la production, de la planification à l’entreposage des récoltes », émet Mme Fortin.
Un livre pour tous
Destiné à tous les étudiants en science agricole, aux agronomes, aux producteurs céréaliers, maraîchers, serricoles et horticoles, La protection intégrée des cultures s’adresse à divers types de clientèles. Les scientifiques, tout comme ceux qui ne le sont pas, vont y trouver l’information dont ils ont besoin, insiste la coauteure, qui pense en outre qu’il s’agit d’un livre qui sera utile pour de nombreuses générations.
« Je crois que la base est là et que nous avons pu trouver un juste équilibre dans le message et dans l’intensité de celui-ci. C’est sûr qu’il y aura toujours des mises à jour, car ça bouge énormément dans le domaine de la phytoprotection », conclut la chercheure.