Actualités 4 juillet 2025

« Je ne sais pas comment je ferais pour travailler à l’extérieur »

Les enfants différents ont de nombreux rendez-vous médicaux, souvent loin de chez eux. Les horaires de travail à la ferme offrent à leurs parents une flexibilité qui leur permet de concilier les deux. 

Amélie Lecomte a trois enfants autistes et une atteinte de trisomie 21. « Un avantage d’être à la ferme, en fait, c’est que j’ai un horaire flexible qui me permet d’être présente pour tous les rendez-vous parce que je ne sais pas comment je ferais pour travailler à l’extérieur, avoir une job à temps plein », dit-elle. 

Karine Genest a aussi pu adapter ses horaires de travail en fonction de la réalité de son fils Maxime, atteint d’un trouble sévère du spectre de l’autisme. « Quand tu as un enfant qui se réveille la nuit, qu’il lance un oreiller au plafond et il rit pendant trois heures, ce n’est pas quelque chose que tout le monde vit à la maison, mais nous autres, c’était ça. Alors je pouvais me coucher le jour et adapter mes horaires de travail », dit-elle. De plus, avoir l’étable à proximité de la maison a aussi permis à son conjoint de l’époque de venir rapidement l’aider avec Maxime en cas de besoin.  

Ces dernières années, l’horaire du père de Loïc, le producteur laitier Mathieu Caron, lui a permis de passer des moments de qualité avec son fils lorsque celui-ci n’était pas à l’hôpital, mentionne sa conjointe, Julie Lambert Cartier. « Il sait que Loïc aime les tracteurs alors il le prend avec lui pour aller faire des tours, faire son champ, faire les foins et, après ça, il le ramène. C’est un moment père-fils qui est quand même assez important. Puis mon gars, il regarde son papa comme son superhéros », ­souligne la mère.