Les sabots qui montent haut ainsi que la synchronisation entre chevaux sont des aspects analysés par les juges. Photo : Martin Ménard/TCN
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S'abonner maintenantLe juge Bruce Radey, qui se dit impressionné par l’évolution des chevaux lourds, explique ses façons de juger un attelage.
Il regarde premièrement l’allure générale de l’ensemble des six chevaux, de même que leur façon de trotter, de marcher et, même, de reculer. Il analyse chaque paire. Les deux chevaux à l’avant ne doivent pas donner l’impression qu’ils tirent la voiture, dit-il. « La paire en avant, ce sont les plus athlétiques, ceux qui doivent avoir la plus fière allure. Les genoux montent haut, en même temps, leur tête est haute et le nez est bas », détaille-t-il.
Les deux chevaux près de la voiture sont « les gros bonhommes », ceux qui forcent et qui freinent. Les traits, qui sont une pièce d’équipement du harnais, doivent être tendus pour montrer que ces deux chevaux forcent, sans que ces derniers sautillent ou manquent un pas. « Il ne faut pas que le trot casse », dit le juge.
Le conducteur est aussi évalué.
Quand il arrive dans un coin, il doit tourner en U et non en V. Si le conducteur tire [les guides] de tous les chevaux d’un coup, ils vont tous tourner en V, vers la droite ou la gauche. Ça tourne plus carré, c’est plus débutant.
Ce dernier rappelle que cette compétition veut reproduire un véhicule de livraison urbain de l’époque pour les lourdes charges. « Quand le charbon ou des barils étaient livrés, il y a 200 ans, des gens prenaient des attelages de six chevaux qui étaient forts et pouvaient [se croiser] dans la rue. C’est pour ça aussi qu’on les fait reculer en ligne droite comme sur un quai pour décharger la marchandise. »