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Le propriétaire forestier Stéphane Lamanna a poursuivi pendant l’hiver l’inoculation des billes de bois avec du mycélium. Crédit photo : Pierre Saint-Yves

Le propriétaire forestier Stéphane Lamanna a poursuivi pendant l’hiver l’inoculation des billes de bois avec du mycélium. Crédit photo : Pierre Saint-Yves

Le mycotourisme attire les visiteurs

Il y a déjà quelques années que le concept de mycotourisme fait son chemin, et son développement est voué à s’accélérer en raison de l’intérêt croissant des consommateurs pour les champignons sauvages.

Dans plusieurs régions, des entreprises et des établissements mettent tout en œuvre pour attirer ces visiteurs, d’ici et de l’étranger, qui veulent profiter d’activités liées à la cueillette et à la dégustation de champignons sauvages. « Le temps est venu de travailler ensemble, de mettre nos efforts en commun et de créer des réseaux pour être plus efficaces », explique Pascale G. Malenfant, de Biopterre.

C’est justement l’objectif fixé par le 1er Sommet sur le mycotourisme au Québec qui se tiendra à Trois-Rivières le 28 février, où il sera question de structurer le mycotourisme, d’établir les bases du maillage et de la communication entre les régions tout en discutant des enjeux de développement.

Des producteurs en action

Cet engouement, le propriétaire forestier Stéphane Lamanna, de Saint-Thècle en Mauricie, et président du Cercle des mycologues de la Mauricie et de Lanaudière, compte bien en profiter. Il veut faire de sa forêt de 24 hectares à Grandes-Piles un « terrain de jeu » pour amateurs de champignons sauvages et d’autres produits forestiers non ligneux.

Il a déjà entrepris divers travaux sylvicoles pour favoriser les cultures forestières, dont celle des champignons, et expérimente la culture sur billes de bois. M. Lamanna complétera d’ailleurs au début de la belle saison l’installation de 2 300 kilos de billes de bois inoculées avec différentes variétés de mycélium.

S’ils ne veulent pas aménager leur forêt pour accueillir des visiteurs, les propriétaires forestiers peuvent tout de même exploiter les champignons qui s’y trouvent et ouvrir leurs « portes  ». « On travaille à créer un répertoire de propriétaires ayant un massif forestier d’importance, qui pourraient en permettre l’accessibilité aux cueilleurs professionnels », explique Patrick Lupien, de la Filière mycologique de la Mauricie.

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