Horticulture 28 novembre 2025

Diminution des exportations de sapins

Les exportations de sapins ont enregistré une légère baisse, cette année, selon le président de l’Association des producteurs d’arbres de Noël du Québec (APANQ), Charles Vaillancourt. Une situation qu’il attribue à l’incertitude liée à la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada.  

« Certains clients américains ont été portés à se tourner vers des producteurs américains pour se garantir un approvisionnement d’arbres et un prix, fait-il valoir. On a senti, en tout cas, qu’ils ont plus magasiné. Les commandes sont rentrées plus tard que d’habitude. »

Par le passé, les acheteurs américains avaient pris l’habitude de confirmer tôt leurs commandes aux producteurs québécois pour s’assurer de recevoir des arbres de Noël, car l’approvisionnement était plus difficile, explique M. Vaillancourt. 

Les sapins ont été moins nombreux sur le marché durant quelques années, mais la production québécoise se porte mieux, confirme toutefois Hugo Cleary, producteur et administrateur à l’APANQ.   

Ç’a été plus compliqué dans les années 2008 à 2012. Plusieurs producteurs ont eu des difficultés financières et ont planté moins d’arbres. Ç’a causé une pénurie 10 ans plus tard, car le cycle de production d’un sapin est de 8 à 14 ans.

Hugo Cleary

Forte demande

La plantation a été revue à la hausse dans les années suivantes, de sorte que les arbres arrivent présentement à maturité. « Ça tombe bien, dit M. Cleary, parce que la demande pour le sapin naturel est forte. Les consommateurs apprécient le produit, qui est bien différent d’un produit de plastique. »

Plus de 50 % des arbres de Noël produits au Québec sont exportés, principalement aux États-Unis. Le roi de nos forêts se retrouve surtout sur la côte est, mais il y a des adeptes aux quatre coins du pays de l’Oncle Sam.