Propriétaire d’une forêt en Mauricie composée en bonne partie de résineux, Jean-Luc Fafard utilise une scie à chaîne de 50 cm3, plus légère à manipuler. Photo : Gracieuseté de Jean-Luc Fafard
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S'abonner maintenantQuiconque manie une scie à chaîne pour la réalisation de travaux forestiers a tout intérêt à compléter la formation « Santé et sécurité en abattage manuel », de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Les intervenants sondés par Forêts de chez nous sont unanimes sur ce point.
Détail : la formation, offerte dans la plupart des régions par les centres de formation professionnelle ou les syndicats forestiers, est obligatoire pour les travailleurs forestiers couverts par la CNESST. Et elle est fortement recommandée pour tous ceux qui réalisent, en dilettante ou pas, des travaux sur leur propriété.

« Plusieurs personnes décèdent ou sont grièvement blessées chaque année lors de la manipulation d’une scie à chaîne. Il s’agit d’un outil de travail extrêmement efficace, mais également dangereux », relève par courriel Vincent Breton, porte-parole de la CNESST.
« La formation est un excellent investissement pour soi-même et la productivité », calcule Frédérick Villeneuve, conseiller senior en prévention chez Prévibois.
Dans le cadre de son travail au sein de cet organisme spécialisé en santé et sécurité au travail, M. Villeneuve intervient principalement auprès des entreprises forestières. Mais il constate qu’il n’est pas toujours simple de conscientiser ceux et celles qui effectuent leurs travaux d’aménagement forestier eux-mêmes.
C’est un défi de les responsabiliser pour leur propre sécurité.
D’une durée de 16 heures, incluant 8 heures de théorie et 8 heures de pratique, la formation est « très concrète », assure François Bourdoncle, technologue forestier à l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce (APBB) et formateur accrédité par la CNESST en abattage d’arbres.
Il en coûte entre 400 $ et 500 $, selon les endroits, pour s’inscrire à cette formation.
Autre option pertinente
Certaines formations complémentaires, par exemple sur l’affûtage et l’entretien de la scie à chaîne, sont également fort pertinentes et offertes dans différentes régions, relève M. Bourdoncle.
« Souvent, on se rend compte que les gens sont moins familiers avec la mécanique, fait-il valoir. Ils omettent de poser certains gestes par méconnaissance et ça peut devenir dangereux. Et quand on leur montre, ils se rendent compte que ce n’est pas si compliqué. »
Un volet mécanique, qui s’attarde aux différents dispositifs de l’outil, est justement abordé dans cette formation. « On regarde par exemple comment fonctionne le frein de chaîne et ce qu’on doit faire s’il brise », précise le formateur d’expérience.
Ne dit-on pas qu’« un homme (et une femme!) averti en vaut deux »?
