Acériculture 8 septembre 2025

Équipement acéricole : différents modèles pour différents besoins

Compte tenu de la petitesse du marché, peu de fabricants commercialisent des capteurs de fuites. Au Québec, quatre compagnies se partagent la part du lion.

En plus de leurs propres produits, Dominion & Grimm distribueront, dès la prochaine saison, les systèmes de capteurs conçus par Érabec, qui communiquent grâce à la technologie Bluetooth.

« Les modèles traditionnels sont des boîtes qui contiennent un capteur et des batteries, plus une antenne et la radio pour transmettre les données, explique Xavier Pepin, directeur de la surveillance et de l’automatisation. La particularité du produit Érabec, c’est qu’ils ont isolé le capteur et la batterie. Le capteur va lire la donnée et c’est un répéteur doté d’une puissante batterie et d’une radio longue portée qui va acheminer l’information vers le serveur ou l’ordinateur. »

Une technologie d’abord moins coûteuse, mais qui permet aussi d’installer autant de capteurs que souhaité, que ce soit sur les maîtres-lignes ou sur chaque ligne latérale. Le tout aura pour effet d’apporter encore plus de précision au moment de localiser une fuite. 

Chez H2O Innovation, on propose depuis 10 ans un système qui fonctionne avec une technologie de radio mesh, où chaque capteur répète le signal que lui envoie un autre capteur. Une connexion Internet n’est donc pas requise. Gracieuseté de Rock Gaulin, H2O Innovation

« Au lieu de chercher sur 400, 500 ou 800 entailles, on pourra circonscrire le périmètre à 3, 5 ou 10 entailles », laisse entendre Xavier Pépin, ajoutant que ce nouveau système sera à la portée de plus petits producteurs.

Réseau autonome

Chez H2O Innovation, on propose depuis 10 ans un système qui fonctionne avec une technologie de radio mesh, où chaque capteur répète le signal que lui envoie un autre capteur.

« À vol d’oiseau, on peut couvrir sept kilomètres de distance avec nos capteurs », note Rock Gaulin, vice-président et directeur de la division érable de l’entreprise.

Ainsi, si un capteur est défectueux, c’est le suivant qui prend la relève et les données peuvent être transmises. 

Qui plus est, cette technologie ne requiert pas de connexion Internet pour fonctionner.

Ça crée un réseau autonome local : les capteurs se parlent entre eux et à la tablette.

Rock Gaulin

Ce faisant, les érablières situées en régions plus éloignées peuvent avoir recours aux capteurs même si elles sont mal desservies.

Alimentés par le soleil

D’autres entreprises offrent des systèmes de capteurs. 

Équipements Lapierre offre le Datacer, qui peut être alimenté par batterie ou à l’énergie solaire. Ses capteurs permettent de couvrir une distance de cinq kilomètres sans répéteur de signal. Non seulement le système détecte les fuites dans la tubulure, mais il permet aussi de surveiller les stations de pompage et les niveaux de bassins.

Les Équipements CDL offrent aussi des capteurs de fuites solaires. Leur système de gestion CDL Intelligence peut être raccordé à plusieurs équipements afin d’automatiser la surveillance des activités de l’érablière.

Chaque production acéricole peut ainsi trouver une solution adaptée selon ses besoins, son échelle et ses préférences technologiques. Que ce soit avec une solution simple pour détecter localement des fuites ou un système complet pour optimiser toute l’érablière, ces capteurs rendent possible une gestion plus efficace et rentable du réseau de tubulure.

Pour bien choisir son appareil

En vertu de la Loi sur la radiocommunication, les capteurs acéricoles doivent satisfaire certaines exigences techniques et normes déterminées par Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), indique le ministère dans un courriel.

Ces exigences « sont mises à jour de manière continue, selon les besoins, et les normes applicables sont généralement déterminées en fonction des fréquences radio utilisées par cet appareil ».

ISDE rappelle que tous les appareils radio doivent être homologués « avant d’être fabriqués, importés, distribués, loués, mis en vente ou vendus au Canada ». À défaut de se conformer à cette consigne, un fabricant qui conçoit, vend, distribue ou importe des équipements sans fil non certifiés s’expose à des sanctions pécuniaires administratives.

Les producteurs souhaitant acquérir des capteurs de fuite sont tenus de faire leurs devoirs avant de procéder à un achat, prévient ISDE.

Pour s’assurer d’obtenir un produit certifié par le ministère, il est avisé de demander au fournisseur le numéro d’homologation décerné par ISDE. Ce numéro doit être « indiqué de façon permanente sur l’extérieur du produit ou affiché électroniquement » conformément aux exigences générales relatives à la conformité des appareils de radiocommunication.

Il est aussi possible de vérifier la validité de ce numéro d’homologation sur le site de ISDE au ised-isde.canada.ca.