L’érablière Aux petits plaisirs offre des journées de renforcement d’équipe (team building) à apprendre le métier d’acériculteur ou, simplement, à faire des cornets à l’érable. Photo : Gracieuseté d’Aux petits plaisirs
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S'abonner maintenantL’érablière Aux petits plaisirs, à Warwick, dans le Centre-du-Québec, propose des microaventures acéricoles à ses visiteurs, dont l’occasion d’être un acériculteur d’un jour, c’est-à-dire d’apprendre à entailler, à utiliser les équipements et à bouillir son propre sirop sur un microévaporateur.
L’activité d’une durée de quatre heures coûte 132 $, alors qu’une version plus condensée de deux heures est offerte pour 72 $. « La demande est là! C’est une belle façon de faire connaître l’érable. Les gens vivent l’expérience d’une journée dans nos souliers de producteur. C’est une immersion dans l’univers de notre entreprise. On explique les principes et les outils traditionnels, de même que les nouvelles technologies », mentionne Olivier Vincent, copropriétaire.
La clientèle est variée, dont des entreprises qui optent pour ce forfait afin de plonger des clients ou des actionnaires venant de l’étranger dans la culture québécoise. Des Québécois pure laine se sont aussi inscrits. « Des gens plus âgés, qui ont connu le temps des sucres avec leurs grands-parents et qui n’ont pas eu la chance de poursuivre la tradition, viennent ici et ça répond à un besoin de retourner à leurs racines », explique
M. Vincent.
Son activité la plus populaire demeure cependant les ateliers de cuisine pour transformer le sirop d’érable. « On leur apprend comment brasser le sirop pour faire du beurre d’érable ou pour faire leurs propres cornets d’érable. Les gens viennent en groupe, en famille ou en entreprise. C’est un moment de jeu et gourmand », décrit celui qui exploite 1 000 entailles.
Véritables passionnés de l’érable, les Vincent gardent leurs échantillons de sirop des différentes gradations de couleur pour les faire goûter.
Dans notre visite, on explique avec un support visuel tout ce qui peut influencer le goût du sirop. Ça surprend beaucoup de gens de connaître autant de différences dans le sirop d’érable.
De nombreux adeptes du nomadisme automobile (van life) s’arrêtent sur leur site l’été, ce qui permet aux producteurs d’offrir aux campeurs des viandes provenant de la ferme de même que leurs ateliers et leurs produits de l’érable. « L’érable est au cœur de notre entreprise. On le fait rouler toute l’année. On fait du beurre d’érable même l’été! » affirme M. Vincent.
Du yoga avec les érables
Après le yoga chaud, c’est le yoga acérico. Aux petits plaisirs organise à l’occasion des séances de yoga en forêt et vend des produits de soin corporel, comme des baumes à lèvres, un exfoliant ou du savon artisanal, le tout à base d’érable. « La forêt a beaucoup à offrir et l’une des copropriétaires est naturopathe, alors l’un de ses plaisirs est d’avoir cet aspect de soin personnel et de méditation. Les gens vont prendre un bain de forêt, méditer avec notre accompagnatrice », décrit Olivier Vincent.
Ce plaisir d’enseigner l’érable et d’en partager le goût provient de la passion des grands-parents qui ont vu grandir dans leur sucrerie cette génération de Vincent. L’érablière était un lieu de rassemblement familial. Aujourd’hui, la famille s’est élargie à toute la planète avec les touristes et autres visiteurs qui affluent.