L’équipe de L’érable au fil du temps se fait un plaisir d’enseigner aux Québécois de souche de même qu’aux touristes qu’il existe différentes flaveurs de sirop d’érable, c’est-à-dire que des sirops peuvent goûter vanillé, herbacé, lacté, etc. Photo : Gracieuseté de L’érable au fil du temps
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantEnseigner aux gens comment utiliser le sirop d’érable, comment il est produit, voilà la nouvelle vie de Jessica Boudreau-Laroche, de L’érable au fil du temps. À Saint-Ignace-de-Stanbridge, en Estrie, sa famille et elle reçoivent des chefs cuisiniers et des visiteurs d’ici et d’ailleurs. « Notre but, notre passion, est d’éduquer les gens sur l’érable. Leur montrer que dans une canne de sirop, il y a du temps et des procédés qui requièrent de nouvelles technologies. Chaque personne qui part d’ici dit qu’elle a appris quelque chose. Vu que nous avons acheté l’érablière en 2009 et que nous ne savions pas comment faire du sirop, il n’y a aucune question niaiseuse! Il y en a quand même des drôles. Nous avons reçu un groupe d’influenceurs japonais et une personne nous a demandé si on faisait bouillir les feuilles des érables », s’amuse à relater l’acéricultrice.
Ces mêmes Japonais lui ont fait vivre un beau moment.
Quand on a fait un trou pour leur montrer l’entaillage, ils se sont mis à boire directement l’eau de l’arbre. Ils étaient tellement impressionnés. C’était le fun!
Les Québécois connaissaient le sirop, mais pas tant, constate-t-elle, indiquant que plusieurs sont surpris lorsqu’elle explique la roue des flaveurs expliquant que des sirops goûtent, par exemple, vanillé, herbacé ou lacté. Le goût peut également changer selon la région et la saison. Elle offre aussi des ateliers aux petits et grands sur l’art de produire du beurre d’érable, de la tire, etc.
Et maintenant dans les écoles
L’érable au fil du temps poursuit sa lancée en mettant en place, avec des partenaires, un concept de trousses destinées aux écoles et aux centres pour personnes âgées. « On faisait des présentations dans des écoles à Montréal et on demandait aux jeunes de lever la main ceux qui avaient une canne de sirop chez eux et qui connaissaient le sirop. On avait juste deux ou trois qui levaient le bras », raconte Mme Boudreau-Laroche. La trousse comprendra du matériel éducatif, interactif et, évidemment, sensoriel avec des contenants d’eau d’érable et de sirop.
Photo : Gracieuseté de L’érable au fil du temps
La cabane qui se déplace
Attirer les gens à son érablière pour développer l’agrotourisme de l’érable ne se fait pas du jour au lendemain, croit Jessica Boudreau-Laroche, de L’érable au fil du temps. « On a donc fait l’inverse. Par exemple, au lieu qu’une usine amène ses 200 employés à la cabane, c’est la cabane qui se déplace à l’usine », explique la copropriétaire de l’érablière de 10 000 entailles située à Saint-Ignace-de-Stanbridge, en Estrie. Sa cabane roulante se déplace de l’automne au mois d’avril, de ville en ville, pour parler de l’érable, vendre des beignets chauds à l’érable, de la poutine aux lardons fumés à l’érable, etc.