Bruno Castella a en partie gagné son point en démontrant à sa municipalité que les terre-pleins qu’elle voulait implanter sur une route principale de Bécancour n’étaient pas compatibles avec les déplacements des agriculteurs et déneigeurs. Photo : Gracieuseté de Bruno Castella
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S'abonner maintenantÀ Sainte-Gertrude, un secteur de la ville de Bécancour, dans le Centre-du-Québec, le producteur Bruno Castella a déplacé une moissonneuse-batteuse et un tracteur articulé pour montrer concrètement aux élus que leur projet de construire deux terre-pleins centraux sur la route 261, l’un à l’entrée et l’autre à la sortie du village, brimait sérieusement le libre-passage des équipements agricoles. « Ce fut une rencontre très productive. Ils se sont rendu compte que ça n’avait pas d’allure. Ils vont laisser tomber l’un des terre-pleins. Pour l’autre, qu’ils venaient juste de faire, ils m’ont dit que c’était non négociable, qu’ils ne l’enlèveraient pas, mais qu’ils allaient mettre des ponceaux de béton dans le fosset sur toute la longueur pour élargir l’accotement de sorte qu’on puisse passer. Ils vont aussi redéfaire des trottoirs, dont les déneigeurs s’étaient aussi plaints », raconte l’agriculteur, qui salue l’ouverture d’esprit de ses élus, tout en étant critique du travail de planification.
« Ça me choque, affirme-t-il, car si on n’avait pas crié, ils auraient laissé ça de même, des voies de 4,5 mètres de large qui nuisent aux déneigeurs et aux agriculteurs. Pourtant, leur job, il me semble que c’est de faire des plans qui ont de l’allure! Ils vont plutôt devoir démolir pour recommencer. Au final, qui va tout payer ça? C’est nous autres les citoyens. »