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Martine Girard avec sa nouvelle acquisition, qu’elle a surnommée son « bébé ». Photo : Gracieuseté de Martine Girard

Martine Girard avec sa nouvelle acquisition, qu’elle a surnommée son « bébé ». Photo : Gracieuseté de Martine Girard

« Je l’appelle mon bébé »

Une agricultrice du Lac-Saint-Jean a adopté un robot pour désherber ses cultures d’aronias et de camerises. « Il travaille où je lui dis et il est précis. Je ne m’en passerais pas. Je ­l’appelle mon bébé », dit Martine Girard, directrice de Végétolab, à Labrecque près d’Alma.

Son robot Oz conçu par Naïo Technologies, une entreprise française, lui sert à marquer ses emplacements de plantation et à désherber une bande de chaque côté des plants.« La première fois que je l’ai eu, il est tombé sur le côté en ­partant, car le chemin était cahoteux. J’étais seule, il a fallu que je prenne un morceau de bois comme levier pour le remettre sur roues. Je l’ai alors averti : ‘‘Toi, mon mausus, tu es mieux de ne plus retomber’’. Je lui ai mis ses roues doubles et depuis ce temps, il est resté debout. Il m’a écouté », rigole-t-elle.

La délimitation de ses zones de plantation par le robot a impressionné la productrice. Le robot a marqué 40 lignes ­espacées de 4,5 mètres et a marqué 200 lignes perpendiculaires, espacées d’un mètre. Les plants ont été plantés à chaque point d’intersection. « C’est parfaitement droit. Le robot a ­enregistré tout ça. Maintenant, je l’ai programmé pour qu’il sarcle 30 cm à côté de chaque ligne et ça marche! », exprime Mme Girard, spécifiant que la précision du sarclage est d’un centimètre. Son robot peut exécuter des journées de 8 à 10 heures sans problème. Elle cherche maintenant à lui confier d’autres tâches. « Je regarde pour ajouter une tondeuse en arrière, de sorte qu’il pourrait tondre entre les rangs, ce qui me sauverait 3 000 $ par année. Mon but, c’est de consacrer mon temps à la taille et à la récolte des plants et laisser le reste au robot », explique-t-elle.

Retour sur investissement

Le « bébé » n’est pas donné, avec son coût d’un peu plus de 50 000 $. Le signal GPS représente une facture de 10 $ par mois. Présentement, la superficie cultivée ne peut rentabiliser le coût d’acquisition du robot. Mme Girard compte cependant agrandir considérablement les superficies cultivées, ce qui permettra éventuellement de rentabiliser l’investissement.

Comme économie indirecte, le robot a l’avantage de rentrer travailler chaque jour et dispense ainsi l’entreprise du tracas de la main-d’œuvre pour le désherbage et éventuellement la tonte. De plus, le robot sert même de divertissement pour la famille. « Les enfants l’aiment, ils ont même embarqué ­dessus », souligne l’agricultrice.