Cette maladie est exempte du pays depuis 1952. Elle touche principalement les bovins et les porcs, mais également les moutons, les chèvres et d’autres animaux à sabots fendus. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantUne nouvelle étape a été franchie dans la création d’une première banque nationale de vaccins contre la fièvre aphteuse au Canada. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a annoncé, par voie de communiqué, avoir attribué les contrats d’approvisionnement aux deux entreprises sélectionnées au terme d’un processus gouvernemental d’approvisionnement concurrentiel. Il s’agit de l’Allemande Boehringer Ingelhein Animal Health et de l’Argentine Biogéneis Bago SA.
« Le fait d’avoir notre propre réserve de vaccins d’urgence contre la fièvre aphteuse contribuera non seulement à limiter la propagation de la maladie en cas d’éclosion, mais aussi à protéger le gagne-pain des agriculteurs canadiens en atténuant les répercussions sur le commerce international », a affirmé Paul MacKinnon, président de l’ACIA.
Son organisation estime que l’accès à un stock de vaccins d’urgence contre la fièvre aphteuse renforcera la capacité du pays à réagir efficacement en cas d’éclosion et pourrait également réduire le nombre de cas et la durée des éclosions.
Dans son budget 2023, Ottawa avait prévu une enveloppe de 57,5 M$ sur cinq ans, en plus de 5,6 M$ par année par la suite de manière récurrente, pour la mise sur pied et la gestion de cette banque réclamée par l’industrie.
Cette maladie est exempte du pays depuis 1952. Elle touche principalement les bovins et les porcs, mais également les moutons, les chèvres et d’autres animaux à sabots fendus. Une éclosion au pays limiterait les possibilités d’exportation de viandes vers d’autres marchés et aurait donc des contrecoups économiques importants, évalués de 22 à 75 G$ (en dollars canadiens de 2025), selon le mode d’introduction et l’étendue de la propagation, estime le gouvernement canadien. La fièvre aphteuse ne constitue toutefois pas un risque pour la santé publique et n’est pas considérée comme un problème de salubrité alimentaire.