Technique 24 octobre 2025

Bien s’équiper pour le travail à la ferme

Qu’il pleuve, qu’il neige ou que le soleil tape fort, les producteurs agricoles doivent pouvoir compter sur des vêtements adaptés, confortables et sécuritaires.

Pour Valérie Morin, représentante des ventes externes – agricoles chez Agrizone par BMR, un bon équipement, c’est autant une question de ­protection que de durabilité.

« De bonnes bottes à cap d’acier, c’est non négociable, » lance-t-elle d’emblée. Selon le type de production, il peut s’agir de bottes d’eau renforcées ou de bottes de travail classiques. « Souvent, les producteurs en ont deux paires : une pour les travaux dans la boue et une autre pour la cour ou l’atelier », dit-elle.

La qualité des bottes, ajoute Mme Morin, fait toute la différence. « Quand un producteur paie pour une paire qui dure deux mois, il ne rachète plus jamais cette marque-là. » Mieux vaut investir dans un modèle solide qui fera toute l’année, quitte à payer un peu plus cher.

Les incontournables du quotidien

À côté des bottes, on retrouve les gants de travail – souvent plusieurs paires dispersées entre le garage et le tracteur. « Les producteurs en ont toujours sous la main, souligne Valérie Morin. Comme ils s’usent rapidement, ils préfèrent souvent les acheter en paquet. » Si certains optent pour des gants québécois plus durables, d’autres préfèrent remplacer plus souvent à bas prix.

Les lunettes de sécurité complètent l’équipement de base. « C’est un réflexe à prendre, dit-elle. Les garder au-dessus de l’établi, c’est ce qui fait qu’on les met quand il le faut. »

Pour les travaux bruyants, elle recommande aussi des bouchons pour les oreilles, faciles à garder dans une poche.

Valérie Morin recommande de garder une paire de lunettes de sécurité au-dessus de l’établi. « C’est un réflexe à prendre, dit-elle. C’est ce qui fait qu’on les met quand il le faut. »

Confort et durabilité

Au-delà de la sécurité, le confort joue un rôle essentiel. « Les producteurs passent leurs journées dans leurs vêtements de travail. Il faut que ça bouge bien, que ce soit flexible et respirant », explique-t-elle.

Les pantalons et chemises de travail, souvent en coton épais ou en mélange synthétique, assurent cette polyvalence. « La chemise à carreaux, c’est un classique! Ce n’est pas obligatoire, mais ça demeure le vêtement fétiche de bien des producteurs », ajoute-t-elle en souriant.

Pour l’hiver, les chaussettes épaisses sont recommandées, mais pas toujours en laine. « Ce n’est pas tout le monde qui la tolère, précise Mme Morin. Certains préfèrent le coton ou les fibres synthétiques. » Un bon sarrau ou une salopette de travail figure aussi parmi les indispensables. « C’est parfait pour les tâches salissantes ou les soins aux animaux. Ça protège les vêtements et ça se lave facilement. »

Sécurité et confort d’abord

Au-delà des outils, Migmaro fournit aussi tous les équipements de protection individuelle (ÉPI) nécessaires à la ferme : bottes, gants, masques, protections auditives et respiratoires, mais aussi des harnais et systèmes de sécurité pour le travail en hauteur. « Quand un producteur monte dans un silo, il faut qu’il soit protégé. On installe souvent un câble d’acier galvanisé le long de l’échelle, auquel il peut s’attacher en permanence.
En cas de malaise ou de chute, un système de blocage empêche la dégringolade », selon Marylène Veilleux. Migmaro agit ainsi comme distributeur complet en santé et sécurité, autant pour la construction et la maintenance industrielle que pour l’agriculture. « Les producteurs sont débrouillards, mais ils savent aussi qu’il faut se protéger », conclut Mme Veilleux.

Un casque de sécurité avec une protection pour les yeux et d’un dispositif de réduction du bruit.

Un vêtement ajusté

Pour Frédéric Poulin, producteur laitier, les vêtements de travail ne sont pas une question de mode, mais de sécurité. « Des bras arrachés, des jambes fracturées, il y en a eu à cause de vêtements trop lousses qui battent au vent et se prennent dans les engrenages », dit-il. Selon lui, un bon vêtement, c’est un vêtement ajusté, qui tient près du corps et permet de bouger sans risque.

Gants en cuir avec doublure en flanelle vendus chez BMR.

Les gants et les bottes sont aussi des alliés essentiels. « Les bottes, c’est important d’investir. On passe la journée dedans. » Les gants, il les choisit selon les tâches. « Dans l’atelier, j’ai toujours des gants jetables en néoprène pour graisser ou réparer les tracteurs sans se salir ». En hiver, il ressort les gants doublés et les gants de cuir, même s’ils salissent vite. Il remarque que certains producteurs préfèrent acheter ­plusieurs paires peu coûteuses, mais lui privilégie la qualité. 

Gants de travail d’hiver isolés à protection anti-coupure.

Acheter mieux

Avant d’acheter, Valérie Morin suggère de considérer trois critères : la durabilité, surtout pour les bottes et salopettes; le confort et l’ajustement, car une botte trop petite ou un vêtement trop rigide rend la journée interminable; un bon conseil, c’est-à-dire ne pas hésiter à demander l’avis d’un représentant. « Peu importe où on achète, prendre deux minutes pour se faire conseiller, ce n’est jamais une perte de temps. »