Pommes de terre 26 mars 2025

Une image réinventée pour la pomme de terre

Comment mange-t-on des pommes de terre au Québec de nos jours? Les producteurs sont curieux de savoir.

« Nous voulons brosser le portrait des consommateurs actuels et futurs afin de mieux comprendre comment on peut les atteindre », explique Émilie Berthiaume, agente aux communications des Producteurs de pommes de terre du Québec.

Ce n’est un secret pour personne : la pomme de terre a perdu la place de choix qu’elle a longtemps occupée, midi et soir, dans l’assiette des Québécois. Elle doit aujourd’hui rivaliser avec d’autres accompagnements comme le riz, le quinoa, le couscous ou encore une salade de fenouil, souligne Audrey Simard, de la firme-conseil Papilles Développement. 

Accusée de faire engraisser, la pomme de terre est aussi mise au ban par certains régimes alimentaires destinés à la perte de poids ou à la réduction des risques de maladies cardiovasculaires, ajoute Mme Simard. 

Ce tubercule peut cependant compter sur un fort capital de sympathie, rappelle-t-elle sur un ton optimiste :

À la télévision, comme sur Internet ou dans les livres de recettes, les chefs les plus populaires l’incluent dans leurs recettes ou proposent de nouvelles façons de l’apprêter.

Audrey Simard, de la firme-conseil Papilles Développement

Plan de match

Dans les prochains mois, Audrey Simard et son équipe décortiqueront le panier d’épicerie des Québécois grâce aux données partagées par les supermarchés. Elle mènera également des sondages auprès de consommateurs pour connaître leurs préférences alimentaires et leurs habitudes d’achat. 

Enfin, des groupes de 10 à 15 personnes seront réunis pour comprendre leurs besoins dans leur vie quotidienne. Quelles informations doivent apparaître sur l’emballage? Préfèrent-ils des produits en vrac ou ensachés? Un sac en plastique ou en papier cartonné? 

Toutes les réponses à ces questions serviront à mieux mettre en valeur les différentes variétés de pommes de terre « et aider les Québécois à épater leurs amis et leurs familles », conclut Émilie Berthiaume.