Les baisses de prix concédées par les producteurs et le contexte de guerre tarifaire ont encouragé les chaînes à offrir des rabais sur les pommes du Québec tout l’hiver, ce qui a favorisé les ventes. Photo : Caroline Morneau/Archives TCN
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S'abonner maintenantAprès une récolte de pommes record l’an dernier, les réductions de prix concédées par les producteurs pour tout écouler pendant l’hiver semblent avoir eu l’effet escompté. La saison 2025, qui s’annonce encore abondante, commence avec des entrepôts presque vides, prêts à recevoir de nouveaux fruits.
« L’année passée, on avait commencé la saison avec des surplus de pommes de 2023 qu’il nous restait, mais ce n’est pas le cas cette année. Il n’y a pas de pommes de l’année passée dans nos jambes. On part du bon pied », a indiqué le directeur général des Producteurs de pommes du Québec (PPQ), Jérôme-Antoine Brunelle.
L’an dernier, la récolte record, à laquelle s’ajoutaient des restants de 2023, a forcé les producteurs à réduire leurs prix de vente aux emballeurs pour écouler de forts volumes de fruits que le marché peinait à prendre. Dès l’automne 2024, ils ont accepté de recevoir 18 $ le minot pour leurs pommes vendues en sacs, soit 3 $ de moins que l’automne précédent. Puis, en décembre, ils ont encore abaissé leur prix à 15 $ le minot pour les variétés McIntosh, Cortland, Empire et Spartan vendues en sacs.
M. Brunelle constate que ces efforts ainsi que le contexte de guerre tarifaire ont encouragé les chaînes à offrir des rabais sur les pommes du Québec tout l’hiver, ce qui a favorisé les ventes.
De l’abondance, mais des fruits plus petits
Cet automne, le prix payé aux producteurs a été rehaussé à 18 $ le minot pour toutes les pommes vendues en sac, comme l’an dernier, à pareille date. Il y a moins de pommes à écouler qu’en 2024, mais il s’agira encore d’une année d’abondance, selon ce qu’anticipent les PPQ.
La période de sécheresse estivale a ralenti la croissance des fruits et réduit le calibre, mais la bonne floraison au printemps et la quasi-absence de dommages causés par la grêle ou le gel ont favorisé le rendement dans les arbres.
« Les pommes sont là; il y en a en quantité. Il y a quelques places où on a manqué d’eau. Les pommes sont un peu plus petites, mais des fois, quand on a de la chaleur, les pommes goûtent meilleur. Quand on a trop d’eau, on dirait qu’elles manquent de saveur », observe Gaëlle Charpentier, agronome au club conseil Agro-Pomme, à Saint-Joseph-du-Lac.
Avec la collaboration de Myriam Laplante El Haïli