À une question portant sur la fréquence de consommation de ce fruit, 36 % des répondants de 2025 ont dit manger des pommes quelques fois par semaine ou plus, tandis que le pourcentage s’élevait plutôt à 40 %, quatre ans plus tôt. Photo : Patricia Blackburn/Archives TCN
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S'abonner maintenantMalgré les efforts déployés, ces dernières années, pour rendre la pomme plus attrayante, notamment auprès des jeunes, la consommation de ce fruit est stagnante depuis 2021, même qu’elle connaît un recul, selon un sondage mené auprès de 482 répondants.
« La réputation est encore belle, mais la compétition est forte. […] Il y a aussi la notion de prix qui émerge pour la première fois depuis 2021 », relève Simon McDougall, de la firme Synopsis, qui a réalisé le sondage en 2025 pour le compte des Producteurs de pommes du Québec. Les résultats ont été présentés lors de la plus récente assemblée générale annuelle de l’organisation.
Il y a cinq ans, un sondage avait été réalisé auprès de 1 000 répondants pour analyser le comportement d’achat des consommateurs. Pour mesurer l’évolution depuis, les mêmes questions ont été posées, en 2025, à un échantillon de 482 Québécois. Leurs réponses ont été comparées aux résultats de 2021.
À une question portant sur la fréquence de consommation de ce fruit, 36 % des répondants de 2025 ont dit manger des pommes quelques fois par semaine ou plus, tandis que le pourcentage s’élevait plutôt à 40 %, quatre ans plus tôt.
Simon McDougall estime que ces résultats ne sont pas « dramatiques », mais il voit un « petit drapeau levé » quant à une tendance de ralentissement. Fait à noter : le prix élevé des pommes est la principale raison soulevée par les répondants qui restreignent leur consommation (26 %), soit une variable qui était à peine considérée par les participants au précédent sondage (9 %).
« Avant, il n’y avait pas beaucoup de monde qui diminuait leur consommation et ceux qui la diminuaient ne parlaient pas vraiment du prix; ils parlaient d’autre chose. Le prix, cette année, c’est devenu LA considération », dit M. McDougall, soulignant que la pomme n’échappe pas au contexte économique actuel, qui incite les consommateurs à chercher les rabais.
D’ailleurs, le pourcentage de répondants qui se disaient résolus, en 2021, à manger plus de fruits et légumes (51 %), à consommer plus local (39 %) et à acheter moins de produits transformés (35 %), a perdu des plumes, descendant respectivement à 39 %, 32 % et 32 %. En revanche, l’attention aux rabais, qui ne préoccupait que 21 % des participants, il y a cinq ans, est en augmentation, interpellant désormais 25 % des consommateurs.
L’image de la pomme, par rapport à ses attributs pour la santé, son goût, sa texture, est stable, voire meilleure. Le grand constat que ce fruit est ancré dans les traditions indémodables au Québec, mais qu’il inspire moins la passion que d’autres, notamment auprès des jeunes, demeure également.
En revanche, un sondage mené en parallèle auprès de 774 consommateurs issus de communautés culturelles présentes au Québec, notamment du Maghreb, de l’Asie de l’Est, d’Haïti, de l’Asie du Sud et de la France, montre que ceux-ci sont plus enclins à manger ce fruit régulièrement (49 %) que les Québécois francophones (36 %). Leur curiosité pour la pomme gagnerait à être explorée, croit Simon McDougall.