La productrice Émilie Gaudreault croit que ses rendements seront moins élevés que ce qu’elle prévoyait plus tôt ce printemps. Le temps froid durant la pollinisation suivi d’une sécheresse et d’une canicule ont contribué à ce ralentissement. Photo : Gracieuseté d’Émilie Gaudreault
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S'abonner maintenantLa sécheresse et la chaleur intense qui s’est prolongée jusqu’à la mi-août ont eu des répercussions sur le calibre des bleuets sauvages et sur les rendements au Saguenay–Lac-Saint-Jean. C’est le constat que fait le président du groupe Bleuets sauvages du Québec, Jean-Pierre Senneville, qui anticipe une récolte un peu en dessous de la moyenne.
« Les fruits sont plus petits que nos moyennes. On s’attendait à plus d’abondance parce qu’on a eu beaucoup de pluie au mois de juillet, mais ç’a reculé à la fin juillet, début août avec la vague de chaleur et le manque d’eau », témoigne celui qui exploite quatre usines de congélation, dont trois aux Saguenay–Lac-Saint-Jean, et qui a une bonne vision d’ensemble de l’état des cultures.
On ne sera pas dans nos moyennes, mais est-ce qu’on peut aller en récupérer un peu en grosseur et en rendement dans les prochaines semaines? Il faudra qu’il pleuve.
Qualité et goût « nickel »
La qualité des fruits et le goût, en revanche, sont « nickel » cette année, selon M. Senneville. « Souvent, quand tu as un mûrissement rapide, avec une chaleur extrême, tu obtiens des bleuets sucrés, donc de ce côté-là, ça va bien. Puis, le retour de la fraîcheur, dans les derniers jours, a été bon pour la qualité du fruit », a-t-il expliqué, le 19 août.

À Albanel, au nord du Lac-Saint-Jean, Émilie Gaudreault anticipe une bonne saison, même si ses rendements seront probablement moins élevés que ce qu’elle prévoyait plus tôt ce printemps. Le temps froid durant la pollinisation ainsi qu’une sécheresse et une canicule, récemment, ont contribué à ce ralentissement, précise celle qui cultive plus de 300 hectares de bleuets sauvages.
« Mais ça n’a pas eu de grosses répercussions. Chez nous, le fruit est bon et de bon calibre. On a eu des pluies importantes en juillet et ç’a été humide, ce qui a contribué à la grosseur du fruit », témoigne la productrice, qui vend ses fruits à la Congèlerie l’Héritier, à Normandin.
Des extrêmes de température
Émilie Gaudreault, qui a récolté des bleuets avec une tuque dans la nuit du 17 au 18 août, alors que la canicule a subitement laissé place au froid, s’étonne des écarts de température extrêmes, cette saison. « Ou bien il fait terriblement froid ou terriblement chaud. Ou bien il pleut beaucoup ou pas du tout », fait-elle remarquer.