L’une des serres de la Pépinière Éco-Verdure abrite désormais 70 jeunes bananiers et plusieurs autres arbres de fruits exotiques, tels que des mangues, des avocats, des grenades, des goyaves et différents types d’agrumes. photo : Caroline Morneau/TCN
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S'abonner maintenantSAINT-EUSTACHE – Depuis la médiatisation du projet de Myriam Claude de cultiver des bananes en serre à Saint-Eustache, les curieux se bousculent aux portes de sa pépinière pour s’en procurer. Le problème, c’est que les 70 bananiers qu’elle vient de mettre en terre ne produisent pas encore de fruits.
« C’est vraiment intense », lance la serricultrice, qui prend la relève de l’entreprise familiale détenue par son père, Pépinière Éco-Verdure.
Je dis aux gens de revenir dans six mois, parce qu’en ce moment, je te dirais que je ne produis pas grand-chose. Tout est en culture.
Son idée de consacrer une serre complète à la culture de fruits exotiques n’était pas concrétisée lorsqu’un article de La Presse Canadienne sur le sujet est paru dans plusieurs médias, dont La Terre, il y a quelques mois. Ce n’était encore qu’un projet qu’elle entrevoyait à moyen terme, après plusieurs années de tests concluants. Le « buzz » généré par l’article a finalement fait en sorte d’accélérer sa réalisation.
« J’avais déjà des plants, mais j’en ai ajouté beaucoup. Je voulais vraiment augmenter mes quantités pour être capable de produire assez, parce qu’il y a vraiment une demande. »
L’une de ses serres de plantes ornementales a été réaménagée spécialement pour la production de fruits exotiques. Elle abrite désormais 70 jeunes bananiers. D’autres s’ajouteront, de sorte qu’elle en fera pousser 140 sous peu. Plusieurs autres fruits y seront aussi récoltés, tels que des mangues, des avocats, des grenades, des goyaves et différents types d’agrumes.
D’ici six mois, elle promet qu’elle aura des bananes à vendre. Elle évalue qu’elle sera capable de faire au moins 70 récoltes de 250 fruits.

Baisse graduelle du chauffage
Chaque année, Myriam Claude baisse graduellement le chauffage dans ses serres durant l’hiver, pour habituer ses plants de fruits exotiques à produire à des températures moins énergivores. Une température qui atteint 25 degrés, en plein jour, est encore requise pour la culture de ses fruits tropicaux, ce qu’elle entend améliorer. « La nuit, maintenant, je suis capable de garder ça à 14 ou 15 degrés, durant l’hiver, alors qu’il y a trois ans, on gardait ça plus chaud, entre 18 et 20 degrés », compare la serricultrice, qui continuera d’acclimater progressivement ses cultures à des températures plus fraîches.