Même s’il est satisfait de son début de saison, Jean-François Marcoux craint pour ses variétés d’automne. Photo : Gracieuseté de Jean-François Marcoux
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S'abonner maintenantSi les récoltes de maïs sucré ont commencé timidement et avec du retard par endroits, notamment dans la région de la Capitale-Nationale, une majorité des producteurs sondés par La Terre rapportent une saison qui, somme toute, est partie du bon pied.
« Le maïs est d’excellente qualité. La demande va très bien. Tout roule rondement », a résumé un maraîcher de L’Assomption, dans Lanaudière, Mario Hervieux. Ce dernier cultive des épis sur 50 hectares, qu’il commercialise à 80 % en vente directe. Il approvisionne aussi les supermarchés et les grossistes. Ses récoltes de primeurs sur paillis de plastique, qu’il a commencées le 8 juillet, ont été plus généreuses qu’à la normale, estime le producteur. Au moment de l’entrevue, le 28 juillet, il s’apprêtait à commencer ses récoltes régulières.
« Il y a eu de la pluie en quantité idéale ici, pas trop et souvent. Il n’y a pas eu de gros orages, avec du dommage. Il y a de la chaleur; les champs donnent beaucoup », énumère-t-il.

À Saint-Zotique, en Montérégie, Philippe Vernier a commencé à récolter le 15 juillet et fait état d’un début de saison similaire.
Il y a du volume en masse et l’écoulement va super bien. Les prix sont corrects, dans la moyenne.
Plus loin, à Salaberry-de-Valleyfield, Alexandre Sauvé raconte avoir éprouvé des difficultés à semer au printemps, en raison de longues périodes pluvieuses. Si ses premiers épis de la saison, cultivés sur plastique, avec des toiles, sont « très beaux et très sucrés », le producteur appréhende que ses récoltes plus tardives soient affectées.
J’ai hâte de voir si on aura des trous, parce qu’on a eu de la misère à semer. On a aussi eu des accumulations d’eau et des problèmes de drainage.
Du retard à Neuville
À Neuville, dans Portneuf, Isabelle Béland avait ouvert son kiosque depuis peu, le 29 juillet, avec du retard et des quantités limitées. « On n’a pas eu de chaleur au printemps, je pense que tout le monde est un peu plus tard cette année », rapporte la copropriétaire de la Ferme Béland et Fille.
Déluge
À Lévis, dans Chaudière-Appalaches, Jean-François Marcoux constate que ses champs sont beaux et se dit satisfait de son début de saison, mais anticipe que ses variétés d’automne, semées plus tardivement, paient le prix d’un déluge destructeur survenu dans son secteur à la mi-juillet.
« Nous, on n’a jamais vu des torrents d’eau comme ça. Il est tombé 75 millimètres en quelques heures. Il y a eu un lessivage de toute la matière fertilisante. Ç’a causé des dommages à la structure de sol. C’est sûr qu’on va avoir des pertes de rendements à l’automne à cause de ça », exprime le producteur.