La Ferme Morivan a changé ses robots pour un nouveau salon de traite, améliorant ainsi la rentabilité et la qualité de vie des propriétaires. Photo : Gracieuseté de la Ferme Morivan
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S'abonner maintenant« Nos robots allaient avoir 10 ans. Des pièces de réparation de 500 $, 800 $ ou 1500 $; on voyait que ça commençait à être de plus en plus cher. On trouvait aussi qu’il y avait trop d’alarmes. On a changé les robots pour un salon de traite. Ça va même mieux que je pensais maintenant. Le retour sur investissement sera pas mal plus rapide qu’on avait calculé », indique Marie-Claude Morin, de la Ferme Morivan, située à Saint-Bruno, au Lac-Saint-Jean.
Ses 280 vaches avaient de la difficulté à produire les 350 kilos de quotas de l’entreprise, il y a trois ans. « Ce matin, avec les mêmes vaches, je fais 420 kilos », compare l’agricultrice, qui a installé son salon de traite de deux rangées de 16 vaches il y a un an et demi. Trois traites par jour sont effectuées : une première traite à 4 h du matin, l’autre à 11 h et la dernière à 17 h. « À 20 h, tout est fini. On voulait que nos travailleurs étrangers puissent se coucher. Et on voulait avoir la paix la nuit », précise-t-elle.
Sa production supplémentaire de lait avec le salon de traite couplée à des dépenses moindres que les robots, même en incluant sa main-d’œuvre, entraîne un meilleur gain financier, calcule-t-elle.
Mes six robots me coûtaient 70 000 $ par année en entretien. Je peux dire que l’argent que je mettais en pièce est maintenant en salaire, car mes travailleurs font plus d’heures.
Elle en avait aussi ras-le-bol des alertes et des codes d’erreur provenant des robots, jour et nuit. Le manufacturier ne pouvait corriger la situation ni lui en expliquer la raison, soupire-t-elle. « On a essayé plein d’affaires et cela n’a jamais vraiment marché mieux. Pourtant, nous ne sommes pas mauvais en mécanique. J’ai un employé qui est un ancien mécanicien de formation et soudeur dans mon équipe », spécifie-t-elle.
Marie-Claude Morin n’est pas en croisade contre les robots. « Je sais qu’il y a des fermes où ça va bien », affirme celle qui apprécie néanmoins la quiétude de son salon de traite où aucune alarme ne retendit la nuit. « Maudit qu’on est bien! s’exclame-t-elle. Et à date, ça s’enligne pour être plus rentable à long terme. Car un salon de traite, tu peux faire entre 20 et 30 ans avec, tandis que les robots, 10 ans ici, la mécanique était maganée, même si on faisait de l’entretien. Et surtout, je faisais 31,5 litres par vache par jour contre 35 litres maintenant. Ça, c’est de l’argent important, car tes derniers kilos ne te coûtent pas plus cher à produire, mais deviennent ton profit. »