Horticulture 6 février 2026

La production de fleurs locales s’organise

Alors que les roses, lys et tulipes – majoritairement importés – seront à l’honneur à la Saint-Valentin, la jeune Association des productrices et producteurs de fleurs coupées du Québec (APFCQ) s’active pour optimiser le développement de la production de fleurs coupées locales.

Une centaine de représentants de fermes florales se sont rassemblés le 29 janvier, à Drummondville et en ligne, dans le cadre de la Journée 2026 pour les fermes productrices de fleurs coupées au Québec. 

Au programme : trois conférences traitant d’aspects de la culture florale, de même que l’échange de trucs pratiques à l’occasion d’un panel de producteurs portant sur l’efficacité à la ferme. Les techniques de planification culturale, le design des fermes, le suivi des indicateurs d’efficacité, les outils indispensables : les sujets abordés par les représentants des fermes La Rosace, en Montérégie, Terre vivante, en Estrie, ainsi que de la Coop La Charrette, en Mauricie, ont été aussi nombreux que variés.  

Si les contrôleurs de serre, les chariots de récolte et les systèmes d’irrigation font l’unanimité, les fermes ont néanmoins leur particularité. Un exemple? La plateforme de planification et de gestion des cultures Heirloom, l’outil de gestion agricole Tend et les tableaux Excel ont chacun leurs adeptes. 

Des trucs pratiques ont été échangés à l’occasion d’un panel de producteurs portant sur l’efficacité à la ferme.

Encore du travail

L’efficacité à la ferme ne repose d’ailleurs pas que sur les équipements, ont témoigné les panélistes.
Lisandre Lamothe St-Cyr et Lydia Tétreault, de la Coop La Charrette, voient plusieurs avantages à la formule coopérative, qui permet de partager les tâches et de conserver un horaire de travail « raisonnable ».

Michaël Tougas, de la ferme maraîchère La Rosace, plaide pour une « approche globale de la ferme » et une planification minutieuse. Catherine Gignac, de la ferme maraîchère et florale Terre vivante, mise pour sa part sur la culture d’équipe.

Selon l’APFCQ, lancée en 2024, il reste encore du travail à faire pour que les fleurs coupées locales s’imposent davantage, tant chez les consommateurs que chez les fleuristes.

Une analyse est en cours, selon la responsable des communications à l’APFCQ et floricultrice Virginie Gauthier, pour évaluer les différentes avenues de commercialisation, notamment par le biais de la vente en gros, auprès des fleuristes.