Grains 20 février 2026

La sécurité avant tout

Parce qu’un accident arrive toujours trop vite, voici six endroits (ou situations) dans une ferme de grandes cultures où la sécurité doit primer en tout temps, ainsi que les principales règles à suivre.

Silos

On n’entre pas dans un silo à grains comme dans un moulin. Les travailleurs qui pénètrent dans cet espace clos doivent être formés. Une procédure réglementaire d’entrée et de sauvetage doit également être mise en place. La procédure d’entrée doit entre autres prévoir le cadenassage pour immobiliser les pièces en mouvement et empêcher le mouvement des grains. Un dispositif antichute, un moyen de communication et le port d’un harnais de sécurité sont essentiels.  

Vis balayeuses dans les silos

Gare aux vis balayeuses, conçues pour racler le plancher du silo et amener les grains vers l’ouverture centrale du plancher. Cet équipement puissant peut causer de graves blessures, comme une amputation ou même un décès. S’il est nécessaire d’entrer dans le silo pour nettoyer le plancher, la vis balayeuse doit être arrêtée et il faut s’assurer qu’elle ne peut pas redémarrer. La source d’énergie doit être coupée, et son cadenassage doit être privilégié, rappelle la CNESST. Des formations sont offertes en ligne sur les procédures de cadenassage. La même prudence est requise avec les vis à grains extérieures.

Tracteurs

Depuis plusieurs décennies, les tracteurs neufs sont vendus avec une structure de protection en cas de renversement (cabine ou arceau de sécurité) et une ceinture de sécurité, qui doit être portée. Mais on retrouve encore des tracteurs sans arceau de sécurité dans les fermes. Ils sont interdits chez les employeurs agricoles, rappelle la CNESST. Les risques liés à l’utilisation des tracteurs (écrasement, entraînement, coincement) sont nombreux. D’où l’importance de respecter les consignes de sécurité. 

Pesticides

L’usage de pesticides représente un risque pour la santé des producteurs agricoles. Lorsqu’ils doivent être employés, il est recommandé de sélectionner les produits les moins nocifs pour l’humain, de les entreposer de façon sécuritaire et d’identifier les équipements de protection individuelle requis (lunettes, combinaison, gants, masques, etc.). Les consignes de sécurité, de même que les mesures d’urgence, doivent être définies. À ce titre, les équipements d’urgence doivent être disponibles et fonctionnels pour les travailleurs qui manipulent les pesticides.    

Manipulation des matières dangereuses

La manipulation des matières dangereuses (nettoyants, huile, etc.) ne doit pas être prise à la légère. L’opération doit être accompagnée par la mise en place d’une série de mesures de prévention, dont l’entreposage des matières dans leur contenant d’origine, ainsi que l’isolement des matières et des déchets dangereux des sources de chaleur et d’étincelles. Les fiches signalétiques des produits doivent également être accessibles rapidement. La formation SIMDUT 2015 (Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail) est offerte en français et en espagnol.   

Entreposage de balles de foin et de paille

Qu’ils soient provoqués par la chute de balles rondes ou le coincement d’un travailleur dans un équipement, des accidents mortels impliquant des balles de foin ou de paille surviennent malheureusement trop souvent. Il importe de se rappeler que les machines doivent être à l’arrêt pour tout ajustement. Aussi, le chargement, de même que l’empilement des balles, doit être effectué de façon sécuritaire. 

Attention, tolérance zéro!

Qu’ont en commun les chutes de hauteur de plus de trois mètres, les chutes de hauteur à partir d’une échelle, l’exposition aux zones dangereuses d’une machine, de même que les roches instables? Ce sont quelques-unes des 10 cibles de tolérance zéro identifiées par la CNESST. Ces cibles, qui peuvent être à l’origine d’accidents funestes pour les travailleurs, s’appliquent à tous les milieux de travail. Pour éviter qu’un travailleur soit exposé à ces dangers, des mesures préventives et correctives doivent être mises en place. Dans le cas contraire, un employeur s’expose à des poursuites pénales (constats d’infraction), prévient l’organisme.

Pour en savoir plus : www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/prevention-securite/informations-prevention/categories-priorites-sst

*Source : Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail.