Des ronces arctiques sont cultivées à la Ferme Ragnarüches de Port-Cartier, l’une des parcelles expérimentales en observation par le Centre d’expérimentation et de développement en forêt boréale (CEDFOB). Photo : Jasmin Auclair
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S'abonner maintenantBAIE-COMEAU – Les travaux expérimentaux visant à favoriser la culture de la ronce arctique au Québec se poursuivent.
Présente à l’état sauvage dans les tourbières et en bordure de mer dans les pays nordiques, la ronce arctique ressemble à une framboise rose foncé. Hauts de quelques centimètres, les plants portent leurs fruits dressés sur un pédoncule unique, tout comme sa cousine, la chicouté. Réputée pour être particulièrement délicieuse, la ronce arctique fait l’objet de travaux expérimentaux visant à développer une régie de culture.

Dans les derniers mois, trois nouvelles variétés ont été brevetées sur la Côte-Nord, au grand bonheur d’Ève-Catherine Desjardins, chercheuse au Centre d’expérimentation et de développement en forêt boréale (CEDFOB) de Baie-Comeau. Avec sa collègue Alyssa St-Gelais, elle multiplie les petits plants par clonage dans leur laboratoire.
On se prépare à les implanter au printemps prochain dans nos parcelles expérimentales. Ces nouvelles variétés ont fait l’objet d’améliorations génétiques qui leur apportent des caractéristiques les rendant plus intéressantes que les variétés sauvages. Elles sont plus productives, moins sensibles aux maladies, et surtout, le fruit se détache plus facilement du pédoncule, ce qui facilite la cueillette.
La culture et la récolte de la ronce arctique comportent plusieurs défis, affirme la chercheuse. Le petit fruit se conserve difficilement une fois cueilli. C’est pourquoi il est davantage exploité pour la transformation que vendu frais. « La reproduction est également ardue même dans la nature, ce qui explique en partie sa rareté. Il faut que plusieurs variétés génétiquement différentes soient présentes pour qu’elle fructifie », explique-t-elle.