Pour limiter la propagation des maladies, les veaux malades devraient être manipulés ou traités après ceux qui sont en santé et ils devraient être isolés si possible.
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S'abonner maintenantLorsqu’une maladie sévit dans votre élevage, il est primordial d’investiguer pour savoir quelle en est la cause. Le problème n’est peut-être pas d’origine bactérienne. Ce que ça veut dire? Pas de bactérie, pas d’antibiotique!
Comment identifier la cause d’une maladie?
Les antibiotiques agissent sur les bactéries et non pas sur les autres types de pathogènes (ex. : virus, parasites). Selon la situation, différents types d’échantillon peuvent être envoyés au laboratoire pour déterminer quel est le problème. Par exemple, lors d’épisodes de diarrhée, un échantillon de fumier peut être soumis et si le problème mène à de la mortalité, le veau entier ou des échantillons d’organes peuvent être analysés. Votre vétérinaire saura vous conseiller à ce sujet.
Lors d’une maladie bactérienne, le laboratoire sera notamment en mesure d’effectuer un antibiogramme. Ces analyses laboratoires nous aident à mieux orienter nos traitements et ainsi, à obtenir une guérison plus rapide. Et si presque tous nos traitements étaient efficaces du premier coup? En plus de réduire l’utilisation d’antibiotiques, on économiserait sur les coûts des médicaments. Dans tous les cas, on est gagnant!
Qu’est-ce qu’un antibiogramme?
C’est un test qui soumet la bactérie isolée à différents antibiotiques.
• Si la bactérie est tuée par un antibiotique, alors cet antibiotique est catégorisé comme sensible.
• Si la bactérie n’est pas affectée par l’antibiotique, il est classé comme résistant.
Lorsqu’elle résiste à plusieurs antibiotiques, la bactérie est décrite comme étant multirésistante, et si tous les antibiotiques testés sont inefficaces, elle est alors classée comme panrésistante.
Chaque geste compte en prévention
En 2017, une revue de littérature sur l’utilisation d’antibiotiques a mené à la conclusion que moins on utilise d’antibiotiques, moins il y a de résistance. Il faut donc être proactif pour limiter l’apparition ou la propagation des maladies afin de réduire l’utilisation d’antibiotiques et ultimement, diminuer l’antibiorésistance.
Travailler en prévention demeure la clé du succès. Pour les éleveurs, il est important d’avoir une bonne biosécurité.
Pour limiter l’apparition et la transmission de maladies, un bon programme de vaccination adapté à notre élevage doit être mis en place. On n’a pas besoin de traiter une maladie qui n’est pas présente!
Aussi, pour limiter la propagation des maladies, les veaux malades devraient être manipulés ou traités après ceux qui sont en santé et ils devraient être isolés si possible. Le matériel utilisé pour traiter les sujets malades devrait aussi être lavé et désinfecté.
Quoi faire si on doit utiliser des antibiotiques?
Lorsque l’utilisation d’antibiotiques est nécessaire, les trois règles de base suivantes devraient être suivies pour limiter l’apparition de résistance :
- Connaître le diagnostic de la maladie en question
Votre vétérinaire est là pour vous aider à poser ce diagnostic. En sachant quelle est la bactérie à traiter, il sera plus aisé d’identifier le bon antibiotique à utiliser.
2. Respecter les prescriptions vétérinaires
Voici les éléments à suivre : la dose, la voie et la fréquence d’administration, la durée du traitement, le volume maximal par site d’injection, le mode de conservation et le temps de retrait applicable.
3. Donner un antibiotique non périmé
Il est aussi important de conserver les
médicaments selon les directives de l’étiquette.
Des bactéries à surveiller
Certaines bactéries se retrouvent couramment dans les élevages de veaux et elles sont souvent multirésistantes ou panrésistantes. Au fil des ans, Salmonella Typhimurium, Salmonella Dublin et E. coli semblent être de plus en plus résistantes, ce qui affecte grandement les élevages touchés. Elles font partie d’une famille de bactéries (gram -) qui ont un fort potentiel de développer des résistances.
Ce sont aussi des bactéries qui ont un potentiel zoonotique, c’est-à-dire qu’elles peuvent infecter les humains qui sont en contact avec le troupeau. Ainsi, quand les bactéries développent une résistance, les conséquences peuvent se faire sentir bien au-delà de l’étable. Nous devons redoubler de vigilance pour éviter leur émergence en restant proactifs en prévention et en utilisant judicieusement les antibiotiques.
| Exemples de bonnes pratiques de biosécurité | |
|---|---|
| Biosécurité externe | – Introduire des animaux en santé – Gérer les visiteurs |
| Biosécurité interne | – Bonnes conditions de température ambiante – Bon taux d’humidité – Bonne qualité de l’air – Logement confortable – Aliments de bonne qualité en bonne quantité |