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Le fonds d’innovation maraîcher servirait à financer divers projets de recherche, notamment pour améliorer les techniques aux champs. Photo : Caroline Morneau / TCN

Le fonds d’innovation maraîcher servirait à financer divers projets de recherche, notamment pour améliorer les techniques aux champs. Photo : Caroline Morneau / TCN

L’APMQ en voie de créer un fonds d’innovation

L’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ) a entamé des démarches concrètes pour la création d’un fonds d’innovation maraîcher. L’objectif à terme est d’y faire cotiser les producteurs de légumes plein champ sur une base régulière pour financer divers projets de recherche.

Catherine Lessard

Catherine Lessard

« En ce moment, si l’Association veut financer un projet de recherche qui concerne la production de carottes, par exemple, elle doit solliciter des contributions volontaires aux producteurs de carottes. Notre but serait plutôt d’avoir du financement récurrent à partir de cotisations obligatoires de l’ensemble des producteurs », explique Catherine Lessard, directrice de la recherche et du développement à l’APMQ. Elle souligne toutefois qu’à l’heure actuelle, son organisation n’a pas le pouvoir d’exiger de telles contributions obligatoires. « C’est pourquoi on veut créer une Chambre de coordination et de développement [CDD], une entité indépendante qui dispose de son propre conseil d’administration et qui intégrerait des producteurs, mais aussi d’autres partenaires de la chaîne », poursuit-elle. La création d’une CDD permettrait la mise en place d’un fonds d’innovation maraîcher, mais requiert l’autorisation de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Le Syndicat des producteurs maraîchers du Québec, qui représente spécifiquement les producteurs de légumes plein champ, a donc déposé une demande récemment. Les audiences débuteront sous peu, indique Mme Lessard.

Appui des producteurs 

L’objectif du projet est de recueillir au total 450 000 $ par année, grâce à des cotisations des producteurs. « On espère aussi que ça aura un effet levier pour aller chercher des subventions », souligne Catherine Lessard.

Elle assure que les producteurs ont été sondés sur leur volonté de contribuer à un tel projet et qu’ils l’appuient en majorité. « On a des besoins criants en recherche », dit-elle, ajoutant que de 20 à 30 % de la recherche effectuée grâce au fonds profitera à l’ensemble des productions. « Pour le reste, on s’engage à ce que les cotisations des producteurs d’ail servent à la recherche sur l’ail. Les producteurs n’investiront pas pour quelque chose qui ne les concerne pas. »


Cet article a été publié dans notre cahier spécial Fruits et légumes du Québec, printemps 2021.