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Photo : Archives TCN

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La reconnaissance : une culture à implanter!

La reconnaissance est le carburant d’une équipe et il est plus facile d’en faire la culture quand chacun en comprend l’importance. « Donner de la reconnaissance, ça devrait devenir un automatisme. Autrement, un malaise s’installe, un peu à notre insu même », dit Jean-Yves Richard, producteur acéricole au Bas-Saint-Laurent.

Comment reconnaître cette culture au sein d’une équipe?

Par des comportements : une tape sur l’épaule, un regard, un sourire, un « Bravo! », un pouce en l’air. Ce sont de très petits gestes qui ont un très grand impact sur le moral des troupes, la motivation, le sentiment d’appartenance et l’engagement envers l’équipe et l’entreprise.

À certains moments de l’année, comme à Noël ou aux anniversaires, on donne plus facilement des marques de reconnaissance. Est-ce suffisant? Certainement pas. Lors d’une grosse journée de travail où tous ont accepté de travailler plus tard, d’être plus stressés, de fournir un effort supplémentaire, il semble qu’un « Yes, on s’en est bien sortis! », un « On a passé à travers! » ou encore un « Câline qu’on fait une bonne équipe! », ça fait du bien. 

« Le manque de reconnaissance est souffrant! Peu importe l’âge, l’expérience et le domaine d’emploi, les besoins de reconnaissance sont les mêmes pour tous. »
– Pierrette Desrosiers

Rappelez-vous que la RECONNAISSANCE est un carburant :

  • Économiquement rentable, elle ne coûte rien et rapporte beaucoup.
  • Elle est très écologique et très renouvelable, et son empreinte environnementale s’observe par du plaisir, des rires, une équipe et des personnes plus heureuses et moins stressées.
  • Comme elle est très efficace, ça n’en prend pas beaucoup et ça marche à tout coup!

Pierrette Desrosiers, psychologue du travail, le souligne dans une chronique intitulée Dis-moi comment motiver?, publiée sur son site pierrettedesrosiers.com : « Plusieurs patrons se sentent mal à l’aise de féliciter leur employé, de lui dire qu’ils l’apprécient, qu’il fait un bon travail, qu’il est important dans l’entreprise. Quand personne ne te l’a jamais dit, c’est dur de le faire toi-même. Pourtant, on a tous besoin de reconnaissance, même les patrons. »

« Ça s’apprend. Je l’ai appris, dit Jean-Yves Richard. J’ai observé des changements majeurs dans mon entreprise quand j’ai commencé à cultiver la reconnaissance. Les employés sont devenus plus motivés. Ils voient les problèmes et proposent des solutions. Ils ne se contentent plus de faire seulement une tâche. Ils ont à cœur la réussite de l’entreprise. »

Si vos réservoirs de reconnaissance sont vides, faites le plein! Si vos plants ne se portent pas trop bien, occupez-vous-en!

« Le CRÉA BSL m’a été utile. Il suggère des outils, certains changements dans la manière de communiquer, de faire une critique ou de souligner un bon coup. Les conseillères proposent des options pour apprendre comment faire pour s’adapter à la personne en face de nous. Chez nous, ce n’est pas parfait, mais c’est beaucoup mieux et c’est tant mieux! » assure Jean-Yves Richard.

Antonine Rodrigue, conseillère en transfert, Centre régional d’établissement en agriculture Bas-Saint-Laurent (CRÉA BSL)


Ce texte est une présentation de VIA, Pôle d’expertise en services-conseils agricoles et est paru dans un cahier spécial de La Terre de chez nous, le 4 mars 2020.