fbpx
Nicolas Zyromski, copropriétaire des Serres Frank Zyromski. Crédit photo: Gracieuseté de Nicolas Zyromski

Nicolas Zyromski, copropriétaire des Serres Frank Zyromski. Crédit photo: Gracieuseté de Nicolas Zyromski

Inondation: « On est pris avec le stock » – Nicolas Zyromski

Nicolas Zyromski commence à ressentir les effets du printemps pluvieux. « On est pris avec le stock », dit le copropriétaire des Serres Frank Zyromski, à Rivière-Rouge.

C’est que la pluie et le temps froid n’encouragent pas les consommateurs à préparer la saison de jardinage.

Les principaux clients que sont les jardineries ne vident pas leurs étals et ne remplissent pas non plus leurs bons de commande auprès des producteurs d’annuelles, de vivaces et de potées fleuries.

Pas encore catastrophique

La situation n’est pas encore catastrophique, selon M. Zyromski, même si celui-ci a engagé des employés pour préparer les commandes des jardineries et qu’il doit les occuper à faire d’autres choses dans ses serres.

« Si on perd une semaine, ce n’est pas grave, parce que le mois de mai en compte cinq. Mais si on en perd deux… »

En date du 5 mai, les météorologues prévoyaient de la pluie sur toute la province pour une deuxième semaine consécutive, soit jusqu’au mercredi 10 mai.

Transplants

La pluie annoncée pourrait aussi avoir d’importantes conséquences sur les producteurs de transplants, comme les Serres Lefort.

C’est que leurs clients, producteurs maraîchers et fruitiers de la Montérégie, commenceront normalement à planter leurs transplants dans les champs la prochaine semaine. « S’il pleut durant la fin de semaine du 7 mai, on va être dans le trouble », indique la vice-présidente à l’innovation et au développement de l’entreprise, Julie Lefort. Et si leurs premiers clients plantent leurs végétaux plus tard que d’habitude, « là, on pourra dire que c’est une mauvaise année ».

En ce qui concerne la régie de production, la dernière semaine d’avril et la première semaine de mai sont toujours des périodes critiques pour les transplants des Serres Lefort. Une même serre peut-être remplie jusqu’à quatre fois par différents clients dans la saison. « Quand le premier tour n’a pas été sorti à temps, le deuxième prend du retard et le troisième encore plus, indique Mme Lefort, ce qui, dans l’urgence, peut déranger le budget. »

Pire printemps

Il est néanmoins trop tôt dans la saison pour parler du « pire printemps » que l’on ait vu depuis longtemps, selon le directeur général par intérim des Producteurs en serre du Québec, Claude Laniel. Ce dernier préfère attendre la fête des Mères, le 14 mai, pour se prononcer sur la saison 2017.