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Choix de carrière : représentant technique en lutte intégrée et pollinisation

Représentant technique en lutte intégrée et pollinisation, Patrick Martineau s’est créé le métier qu’il fait aujourd’hui en offrant ses services à une compagnie se spécialisant dans les produits de phytoprotection. Voici ce qu’il avait à dire sur son parcours et ses responsabilités.


Patrick, quel est le parcours académique et professionnel qui t’a mené vers la représentation technique en agriculture?

P : Je considère que j’ai un parcours atypique puisque je ne suis pas issu du milieu agricole et que la représentation technique en agriculture est une deuxième carrière pour moi. Je travaillais auparavant dans le transport aérien, un domaine pour lequel j’avais fait une technique en administration. Après un retour aux études avec l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) sans savoir où ça me mènerait, je me suis retrouvé en tant que stagiaire d’une serre de tomates de grande envergure. Je m’y suis trouvé une véritable passion. Comme j’étais responsable de la pollinisation et de la phytoprotection, je me suis ouvert sur un monde qui m’était jusqu’alors complètement inconnu. Finalement, je me suis créé le métier que je fais aujourd’hui en offrant mes services à la compagnie pour laquelle je travaille actuellement.

En quoi consiste ton métier?

P : Je suis représentant technique pour une compagnie se spécialisant dans les produits de phytoprotection. En gros, on touche à tout ce qui a trait à la protection des plantes, que ce soit en lien avec la pollinisation, la fertilisation, l’usage d’insectes bénéfiques ou encore l’usage de biopesticides ou de pesticides classiques. Moi, je me spécialise dans l’accompagnement de notre clientèle en phytoprotection. Je monte des programmes de lutte intégrée, c’est-à-dire des programmes visant à ce que les clients utilisent le moins de pesticides possible. Cela peut passer par le contrôle du climat, l’intégration d’insectes bénéfiques (parasitoïdes ou prédateurs) ou l’utilisation d’autres techniques comme le recours à des produits à base de bactéries ou de champignons bénéfiques. Mon métier, c’est d’aller à la rencontre des producteurs et de faire un plan de prévention avec eux. Je dois trouver un maximum de solutions pour éviter que les ravageurs s’installent dans leur culture.

À quoi ressemble une journée dans ton travail?

P : C’est plutôt varié au fil de la semaine et des saisons. L’automne, je vais souvent dans des expositions commerciales pour présenter nos produits et services, alors qu’en janvier, c’est le moment pour moi de faire la mise à jour de nos produits, des listes de prix et de la logistique de l’entrepôt. Le reste de l’année, je fais généralement du bureau une ou deux journées par semaine pour effectuer des recherches sur des questions que j’ai eues en visitant des clients. Je profite aussi de ces journées à l’ordinateur pour faire des suivis de courriel. Le reste du temps, je suis sur la route pour aller à la rencontre des clients, leur faire ce que j’appelle des livraisons techniques. Je me retrouve autant dans des serres entourées de productions ornementales que dans des champs en production maraîchère. Bref, je fais un peu de bureau et beaucoup de terrain! 


Ce texte a été publié dans le cadre de notre page jeunesse parue le 18 janvier 2023.