Julien Clot, fondateur de Symbiose AlimentTerre, à Labelle, se spécialise dans la production d’aliments fermentés, à base de légumes biologiques provenant de fermes locales. Photo : Caroline Morneau/TCN
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S'abonner maintenantPour économiser en coûts fixes et rentabiliser ses activités, Symbiose AlimenTerre, une jeune entreprise qui fabrique des aliments fermentés en s’approvisionnant de fermes locales, utilise une roulotte de chantier et un conteneur en guise d’usine pour transformer ses produits.
« C’est un set up efficace qui nous permet d’être super rentables, », explique le propriétaire de l’entreprise de Labelle, dans les Laurentides, Julien Clot, précisant être installé sur un terrain vague appartenant à sa famille.
Il raconte avoir eu l’autorisation de sa municipalité d’utiliser ces bâtiments temporaires à des fins de transformation alimentaire, après avoir fait des démarches en ce sens.
« Les frais fixes pour une startup, c’est le nerf de la guerre », fait valoir celui qui procède à la transformation de son tempeh – à base de pois jaunes du Québec et de champignons – et de son shoyu, dans ses installations. Il ne produit pas en gros volume, mais jouit d’une bonne clientèle, notamment du côté des restaurants gastronomiques et des épiceries fines, à plusieurs endroits au Québec. Comme ses coûts fixes sont bas, il parvient à tirer d’intéressantes marges de profits, dit-il. « Ça nous a permis d’investir beaucoup dans notre recherche et développement. C’est moins de stress pour boucler les fins de mois et ça nous permet de prendre de meilleures décisions. Avec de gros frais fixes en partant, on aurait peut-être tourné les coins ronds sur bien des produits, sur bien des façons de faire. J’aurais peut-être fait plus de volume, mais beaucoup moins de marges par unité », analyse l’entrepreneur. Comme ses affaires vont bien, il entrevoit, d’ici trois ans, la construction d’un bâtiment permanent pour mener à bien ses activités.

Nadege Vasseur, une apicultrice qui loue un local à La Manufacture, à Sainte-Agathe-des-Monts, pour transformer son miel, fait aussi beaucoup d’efforts pour économiser. Son entreprise en démarrage, Miss Propolis, est déjà sur le chemin de la rentabilité, dit-elle, parce que ses produits marchent bien, mais aussi parce que ses coûts fixes sont très bas.
En septembre, elle a installé une machine pour extraire tout son miel pour l’année, dans son petit local, puis l’a enlevée pour pouvoir utiliser l’espace à d’autres fins. Elle s’en sert actuellement pour mettre des étiquettes sur ses pots de miel et les entreposer. Pour éviter de devoir s’équiper d’une structure pour l’empotage, elle a confié la tâche à une entreprise tierce. « Peut-être qu’éventuellement, je m’équiperai pour le faire moi-même, mais pour l’instant, j’aime mieux économiser. Je m’enlève cette grosse partie financière », explique l’entrepreneure.