Société 28 novembre 2025

Soulagement après la levée du moratoire sur les subventions

Les dirigeants d’organisations comme AgrÉcoles ont poussé un soupir de soulagement, le 18 novembre, lorsque la présidente du Conseil du Trésor, France-Élaine Duranceau, a levé le moratoire imposé sur le versement de nouvelles subventions.

Ce gel temporaire avait été décrété le 21 octobre, dans le but de revoir les priorités sur les dépenses. Sans savoir si et quand l’aide promise lui serait versée, AgrÉcoles, qui gère un programme pédagogique sur l’agriculture dans 45 écoles à travers la province, avait dû suspendre abruptement ses activités et mettre ses 43 employés au chômage, le 5 novembre, faute de fonds suffisants pour payer les salaires.

Le cabinet du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a confirmé que depuis la levée du moratoire sur les nouvelles demandes de subventions, les sommes prévues à son budget ont recommencé à être décaissées. « À titre d’exemple, le dossier AgrÉcoles poursuit son cours. Le MAPAQ souhaite procéder dès que possible au versement de l’aide, une fois les autorisations reçues. Nous travaillons afin de régulariser la situation d’ici la pause des Fêtes », a indiqué à La Terre Josiane Bélanger-Riendeau, attachée de presse du ministre Donald Martel.

Entre-temps, AgrÉcoles n’a toujours pas pu reprendre ses activités. « Nous sommes en attente [de l’approbation des subventions] par le conseil des ministres, qui se réunira le 17 décembre », a précisé Julia Grenier, directrice générale de l’organisme. Cette dernière espérait un retour à la normale en janvier.

Des programmes d’aide à la relève interrompus

D’autres programmes du milieu agricole, dont ceux destinés à la relève, ont également été perturbés pendant ce moratoire de quelques semaines. Les versements de La Financière agricole du Québec dans le cadre des quatre volets du Programme Investissement Croissance Durable et du programme d’appui financier à la relève agricole ont notamment été interrompus. Cette situation a créé une « grande confusion dans le milieu », en plus de retarder les démarches de certains producteurs agricoles de la relève, dont ceux qui étaient en plein milieu d’une transaction, a mentionné la directrice générale de la Fédération de la relève agricole du Québec, Véronique Simard Brochu.