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S'abonner maintenantLes relations commerciales tendues avec les États-Unis ont fait grimper le nombre d’heures de service des travailleuses de rang de l’organisme Au cœur des familles agricoles (ACFA), ces dernières semaines.
« Il y a un stress entourant l’imposition des tarifs douaniers », mentionne la présidente, Marie-Louise Lemire. Elle établit une corrélation entre cette menace et la « nette augmentation » des demandes de services auprès des travailleuses de rang de l’organisme, sans toutefois pouvoir chiffrer cette hausse. L’implantation en cours d’une nouvelle plateforme permettra bientôt de comptabiliser ces données, a-t-elle précisé en entrevue avec La Terre, à la suite de l’assemblée générale annuelle d’ACFA, le 14 février.
Pour intervenir plus efficacement en cas de crise, l’organisme a également mis en place un comité de vigie pouvant évaluer si des problématiques régionales ou provinciales nécessitent des interventions plus ciblées et des services adaptés, comme lors de la crise qui a touché le secteur porcin, il y a environ deux ans, et qui avait affecté plus durement la région de Chaudière-Appalaches. Ce comité est formé de travailleuses de rang qui se réunissent « une à deux heures par semaine pour évaluer s’il y a lieu d’intervenir rapidement sur des enjeux précis », résume Mme Lemire.
Parmi d’autres projets en progression, elle mentionne une nouvelle table de concertation du travail de rang ayant l’objectif de permettre à tous les organismes de la province de mettre en commun leur expertise pour « maximiser chaque dollar investi pour la santé mentale dans le milieu agricole et arrêter de travailler en silo », spécifie-t-elle. Une première rencontre est prévue en avril.
La convention collective en voie d’être signée
La présidente souligne par ailleurs que la première convention collective des employés d’ACFA, qui avaient fait une demande de syndicalisation en décembre 2023, pourrait être signée en juin 2025 si les négociations progressent comme prévu. Un appel de candidatures devrait également être lancé sous peu pour pourvoir le poste vacant de directeur général de l’organisme, dont l’intérim est assuré entre-temps par Marise Cotnoir.
