La lutte est un sport national en Suisse. Elle consiste à mettre les épaules de son adversaire au sol en l’agrippant par une culotte enfilée spécialement pour cette pratique. Photos : Pierre Saint-Yves
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S'abonner maintenantDESCHAILLONS-SUR-SAINT-LAURENT – Le temps d’un dimanche, le 6 juillet, le champ de la Ferme Adrian Oschwald, à Deschaillons-sur-Saint-Laurent, dans le Centre-du-Québec, a été le théâtre de combats singuliers entre amateurs… de lutte suisse.
« On est ici pour se rencontrer et aussi pour perpétuer une tradition de notre pays d’origine », explique Daniel Schaerli, président du Club de lutte suisse du Centre-du-Québec, lui-même un ancien champion de cette discipline. « La lutte, c’est le sport national en Suisse et notre club existe ici depuis 41 ans. »
Une bonne soixantaine de participants, en grande majorité des jeunes hommes de moins de trente ans, des adolescents et quelques enfants, se sont mesurés en s’agrippant par les culottes sur l’un des deux plateaux de combat garnis de bran de scie, sous les encouragements des membres de leur famille et d’une bonne centaine de spectateurs d’origine suisse et québécoise.

La compétition, qui a tout d’un grand rassemblement familial et communautaire, n’est pas nouvelle puisque le club de lutte suisse organise quatre compétitions par année. Le président du club précise que ces compétitions se déroulent généralement sur le site de différentes fermes. « La plupart du temps, c’est sur la ferme d’un compatriote suisse, mais il arrive aussi qu’un producteur québécois nous reçoive. »

Cette fois-ci, ce sont les membres de la famille Oschwald qui ont accueilli la compétition. Le père, Adrian, est lui-même un ancien lutteur, mais l’âge faisant son œuvre, il a passé le flambeau à ses fils, Thierry et Olivier, qui ont participé à la compétition.

« Mon père est d’origine suisse et je trouve important que nous, les jeunes, on poursuive la tradition », explique Thierry « En plus, c’est un sport que j’aime et surtout, ça me permet de me défouler. »
Et il n’est pas le seul jeune à participer aux compétitions. Environ la moitié des participants ont moins de 20 ans et certains sont âgés d’une dizaine d’années à peine, dont quelques filles.
Mais le maintien des traditions ne passe pas que par le sport, la cuisine en est aussi une gardienne efficace, et la démonstration a été faite avec tout un assortiment de pâtisseries suisses offertes au public, question de faire le plein d’énergie avant de la brûler.
La prochaine compétition du club aura lieu au mont Gleason de Warwick, le 3 août, deux jours après la fête nationale suisse.