Léa Colliot et son conjoint, Jimmy Provost, propriétaire de l’épicerie locale Fraîcheurs du Marché, à Saint-Sulpice. Photo : Geneviève Quessy
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S'abonner maintenantSAINT-SULPICE – Plus besoin de sortir du village de Saint-Sulpice pour s’approvisionner en victuailles fraîches, depuis que Jimmy Provost a acheté le grand dépanneur situé tout près de l’église, qu’il opère avec sa conjointe, Léa Colliot, depuis maintenant dix ans.
En 2016, les deux Montréalais, qui tenaient une épicerie à l’ancien marché Saint-Jacques, dans le quartier Centre-Sud, ont voulu changer de vie. Ils ont choisi la petite localité de Saint-Sulpice, dans le sud de Lanaudière, et ce gros dépanneur face au fleuve, où, durant les mois d’hiver, s’installe le petit village des pêcheurs sur glace.
On a des clients qui viennent de loin et qui s’arrêtent ici spécialement pour acheter notre boudin, quand ils font la route de Québec à Montréal.
C’est que la réputation de leurs saucisses et boudins faits maison, une spécialité développée par Jimmy Provost, qui fait toute sa boucherie lui-même, n’est plus à faire.
« J’ai été invité à participer au concours québécois du meilleur boudin noir de l’Association québécoise du Goûte-Boudin de Boucherville, il y a deux ans, raconte fièrement l’épicier-charcutier. On n’a pas gagné, mais on s’est classés dans les finalistes. Je vais sûrement participer à nouveau. »

Récemment rénové grâce à des subventions du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, le commerce est devenu une coquette épicerie locale, où l’on trouve entre autres des produits frais, des plats préparés sur place, des bières de microbrasserie et du pain frais.
Durant la saison des récoltes, les producteurs des environs sont invités à garnir les tablettes de leurs fruits et légumes.
« On a des tomates, du maïs pour les épluchettes, des petits fruits produits localement. Les clients aiment ça, et c’est quelque chose qu’on voudrait continuer à développer. C’est important d’entretenir le sentiment de communauté, et on est fiers de ce qui est produit ici », dit Mme Colliot.
L’été, des touristes s’arrêtent dans leur périple sur la route 138. Situé un peu plus loin, le camping Le Marquis apporte aussi son lot de visiteurs. Et, bien sûr, les gens du village sont au rendez-vous toute l’année.
« On écoute les suggestions des clients et on essaie d’avoir tout ce dont ils ont besoin. Certains viennent ici tous les jours », dit Léa Colliot.
Megan, la fille de Jimmy, a commencé à travailler avec eux. « Si elle voulait reprendre le commerce, ce serait le plus bel accomplissement dont on pourrait rêver », confient les entrepreneurs.
Photo : Geneviève Quessy
Les origines de Saint-Sulpice remontent aux premiers instants de la Nouvelle-France, quand ce territoire situé en bordure du fleuve Saint-Laurent a été octroyé aux Associés de Montréal, qui l’ont cédé, une vingtaine d’années plus tard, à la communauté religieuse des Sulpiciens.
Nombre d’habitants : 3 360
Région : Lanaudière
Attraits majeurs : Un belvédère situé au cœur du village offre une vue panoramique sur le fleuve Saint-Laurent. Tout près se trouve le chemin du Bord-de-l’Eau, l’une des sections les mieux préservées du Chemin du Roy original, première route carrossable entre Québec et Montréal, inaugurée en 1737. On peut y admirer l’architecture de belles maisons anciennes.
