Météo 21 mars 2025

Prévisions du printemps : avril dans les moyennes, mai au-dessus

« Ça risque d’être un printemps plus classique cette année, avec un mois d’avril en dents de scie et dans les normales de saison, suivi d’un mois de mai plus stable, qui devrait terminer légèrement au-dessus de ses normales », mentionne le chef du service de météorologie chez MétéoMédia, André Monette.

Les journées de plus de 15 °C enregistrées par endroits à la mi-mars ont donné la perception aux Québécois les plus optimistes que le temps frais était terminé. C’est une fausse impression, car le même scénario de chaleur suivie de froid se reproduira en avril, précise M. Monette. De fait, son département anticipe l’arrivée de quelques descentes d’air froid provenant du nord-ouest du Canada. Ces derniers viendront rafraîchir les esprits en avril et s’attarder quelque temps sur nos régions en raison d’un blocage situé au Groenland. 

Mai plus chaud que la normale

« En mai, nous aurons plus du temps doux qui dominera », prévoit M. Monette. Des masses d’air provenant du golfe du Mexique ou du sud des États-Unis apporteront cette chaleur. Les secteurs du sud du Québec en bénéficieront davantage que les régions plus au nord et à l’est, comme le Saguenay–Lac-Saint-Jean, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte-Nord, notamment. « C’est un régime avec plus de douceur, mais ce ne sera pas nécessairement un mois de mai record », soutient le météorologue.

Le dernier segment du printemps, soit le début juin, devrait être la continuité du mois de mai. « On ne voit pas de retour en arrière, on ne voit pas de descente d’air froid », affirme-t-il. M. Monette précise que cette année, la météorologie du Québec devrait épouser un phénomène neutre, c’est-à-dire que la température des océans devrait être normale, ni plus élevée, ni plus basse, ce qui influencera moins le portrait météo que lors d’une année La Niña ou El Niño, par exemple. 

Un printemps légèrement plus arrosé

André Monette anticipe un peu plus de précipitations pour ce printemps 2025. « Rien d’exceptionnel, mais on devrait dépasser les normales, surtout pour la fin mars et avril, car les températures en montagnes russes, tantôt plus douces, tantôt plus fraîches, sont des périodes plus propices aux précipitations. Mais en mai, le régime de douceur plus présent devrait être inférieur en termes de dépression et de précipitations », dit-il. Des poussées de chaleur à la fin mai peuvent cependant entraîner des orages, rappelle M. Monette, lesquels peuvent apporter des volumes d’eau considérables, et rapidement changer le portrait météo du mois.