Jeunesse 25 juin 2025

Choix de carrière : productrice de fleurs coupées

Judith, dis-nous, quel est le parcours scolaire et professionnel qui t’a amenée à produire des fleurs coupées?

J’ai été graphiste pendant plus de 18 ans, mais je me suis tannée du travail à l’ordinateur. J’aimais les fleurs, alors la fleuristerie plus traditionnelle m’interpellait, mais la floriculture m’a inspirée. J’ai suivi un cours de lancement d’entreprise et quelques formations sur la culture des fleurs. J’ai complété mes apprentissages avec Internet, des livres, des formations privées et à l’expérience acquise par essais et erreurs. C’est ainsi qu’est née mon entreprise Florivy et que j’ai mis de côté le graphisme.

En quoi consiste la production de fleurs coupées?

Mon travail consiste à planifier les espaces de culture ainsi que les fleurs que je veux selon leur période de floraison. Je démarre mes semis et je prépare mes jardins. Puis, c’est la récolte des fleurs qui sont prêtes pour en faire des arrangements floraux. Je préserve aussi quelques fleurs, ce qui me permet de participer à leur cycle de vie complet.

À quoi ressemble une journée type dans ta production de fleurs coupées?

À la fin de l’hiver, je planifie mes jardins floraux et je réalise mes semis. En saison, tôt le matin, je fais la tournée de mes jardins pour cueillir les fleurs qui sont prêtes. Je les hydrate et les mets au frais le plus rapidement possible. En après-midi, j’entretiens mes jardins et je conçois les bouquets de fleurs. Je m’adapte à la microproduction de fleurs pour mes arrangements floraux en utilisant au maximum mes fleurs et en complétant avec d’autres. Les moins belles peuvent être utilisées pour faire des confettis de pétales séchés, par exemple. Puis, les événements s’enchaînent dans mon horaire, le modifiant un peu. C’est un métier exigeant, mais tellement gratifiant!