Marie-Chantal Houde, fromagère. Photo : Gracieuseté d’École-O-Champ
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S'abonner maintenantMarie-Chantal, dis-nous, quel est le parcours scolaire et professionnel qui t’a amenée à être fromagère?
Déjà à 12 ans, je voulais devenir fromagère. Je me suis formée en agronomie à l’Université McGill en même temps que de suivre un cours en contrôle de fabrication artisanale de fromage. Puis, je suis partie un an en France pour suivre la formation Fromagerie internationale. Je suis devenue consultante en fromagerie et j’ai enseigné au Québec et aux États-Unis. Après avoir acquis un solide bagage de connaissances et d’expérience en fabrication fromagère, j’ai démarré l’entreprise Fromagerie Nouvelle France avec mon frère Jean-Paul.
En quoi consiste le métier de fromagère?
Je suis fromagère-propriétaire d’une petite entreprise. Avec mon équipe, nous recevons le lait et le transformons en fromage frais ou affiné. Je gère aussi l’aspect administratif, dont les ressources humaines et l’agrandissement de l’entreprise. Comme celle-ci prend de l’ampleur, je participe moins au procédé de transformation du fromage qu’avant. Mon rôle est de trouver des solutions aux problèmes que je rencontre.
À quoi ressemble la journée type d’une fromagère?
Pour fabriquer les fromages, j’arrive vers 5 h 30. Je réceptionne le lait de notre troupeau de brebis ou le lait acheté. Je l’analyse avant de commencer la recette. Je chauffe le lait, j’ajoute les ferments, je suis la recette selon le type de fromage désiré et je lave l’équipement. Je vais aussi vérifier l’évolution des fromages en cours d’affinage (l’étape de maturation du fromage) et j’emballe, au besoin. Si je ne participe pas à la fabrication, j’arrive vers 8 h pour m’occuper de l’aspect administratif ainsi que de la recherche et du développement de nouveaux produits.