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Le producteur Marcel Bourque n’a pas hésité à s’impliquer dans le projet de Virentia lorsqu’il lui a été présenté il y a environ quatre ans. Photo : Pierre Saint-Yves/Archives

Le producteur Marcel Bourque n’a pas hésité à s’impliquer dans le projet de Virentia lorsqu’il lui a été présenté il y a environ quatre ans. Photo : Pierre Saint-Yves/Archives

Une usine d’extraction des composés de la luzerne à Bécancour

La compagnie Virentia compte sur quelques dizaines de producteurs agricoles, principalement de la région de Bécancour, dans le Centre-du-Québec, pour approvisionner en luzerne biologique ses installations qui entreront en activité à la fin de l’été.

« Je sors tout juste d’une rencontre avec un petit groupe de producteurs de la région, a indiqué à La Terre le directeur général de l’entreprise, Christopher Lainesse. On leur a expliqué qu’il nous faut pour l’instant la production de luzerne biologique de 300 acres [120 hectares] et qu’il nous faudra sans doute produire jusqu’à 3 000 acres [plus de 1 200 hectares] lorsque l’usine produira à pleine capacité. »

En fait, l’usine de 47 M$, qui emploiera une quarantaine de personnes dans le parc industriel de Bécancour, est la première phase du projet. La compagnie souhaite investir 200 M$ additionnels pour multiplier sa production par dix d’ici quelques années, d’où ses projections de croissance de ses besoins en luzerne.

Le procédé utilise une technologie brevetée, développée en partenariat avec Premier Tech, de Rivière-du-Loup. Le procédé permet d’extraire de la luzerne, sans la chauffer, ses principales composantes : protéines, molécules, ingrédients actifs. Ces extraits seront ensuite utilisés dans l’alimentation humaine et animale ainsi que la production de suppléments sportifs et de produits de biocontrôle pour l’agriculture.

Contribution des producteurs

Le producteur agricole Marcel Bourque, de Bécancour, s’est impliqué dès le départ dans les travaux de recherche de l’entreprise. « C’est vraiment une autre façon de faire de l’agriculture, explique-t-il. On s’est impliqué dans le développement de nouvelles sources alimentaires. C’est très stimulant. On parle d’une plante fourragère qui va servir de plusieurs façons, notamment dans l’alimentation humaine. »

Au cours des quatre dernières années, pour la phase de développement, le producteur a cultivé la luzerne de façon conventionnelle sur 50 hectares. Cette superficie a été convertie en cultures biologiques et 120 hectares sont présentement en transition bio et à terme, environ 200 hectares seront consacrés à cette production. 

Virentia propose des ententes d’approvisionnement aux producteurs qu’elle est en train de recruter avec un cahier de charges pour la culture de la luzerne biologique. L’entreprise se chargera elle-même de faire la récolte pour s’assurer du respect de ses critères de qualité et surtout d’un délai de quatre heures entre la récolte et le traitement en usine.