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Le semoir communautaire de l’OBV de la Yamaska est mis à la disposition des agriculteurs dont la terre se trouve près du lac Boivin. Photo : Gracieuseté de Gestrie-Sol

Le semoir communautaire de l’OBV de la Yamaska est mis à la disposition des agriculteurs dont la terre se trouve près du lac Boivin. Photo : Gracieuseté de Gestrie-Sol

Un semoir communautaire pour faciliter les cultures de couverture

L’Organisme de bassin versant (OBV) de la Yamaska en Montérégie a trouvé une façon originale d’encourager les producteurs à planter des cultures de couverture et des céréales d’automne : il a acheté un semoir pour le mettre à la disposition des agriculteurs de la région de Granby.

« Quand on parlait de cultures de couverture aux agriculteurs, ils nous répondaient qu’ils voulaient bien, mais qu’ils ne possédaient pas l’équipement et que les fonds manquaient. On s’est dit que si ce n’était qu’une question d’argent, on allait l’acheter », relate Alexandre Joly, gestionnaire de projets agricoles à l’OBV Yamaska.

Avec ce projet, l’organisme souhaite franchir une étape de plus dans la préservation des sols des terres agricoles entourant le lac Boivin. « Ultimement, le but de l’achat est d’améliorer la qualité de l’eau du lac », explique Alexandre Joly. Il faut savoir que dans cette région vallonnée, les champs sont particulièrement soumis à l’érosion et au lessivage des nutriments par les précipitations lorsque les sols sont à nus, de sorte que le lac Boivin, principale source d’eau potable des habitants de Granby, contient une importante charge de phosphore.

En juillet, de concert avec le Club conseil Gestrie-Sol, l’OBV Yamaska a fait l’acquisition du semoir au coût de 5 000 $. L’équipement de type semoir pneumatique avec neuf sorties peut être employé en bande ou en plein champ.

Un atout

Joël Ostiguy, un producteur laitier de Shefford, a été choisi pour exécuter les travaux à forfait avec ce nouveau semoir. « Pour les agriculteurs du coin, c’est un atout, affirme-t-il. Personne ne possédait cet équipement-là et pour en louer un, il fallait se rendre à Drummondville. Le semoir s’adapte bien à tous les types de cultures et il est léger, donc on pourra passer même si le sol est trempé.»

L’agriculteur, qui est également riverain du ruisseau Ostiguy et de la rivière Yamaska, deux affluents du lac Boivin, croit au bien-fondé de cette initiative. « On est conscients que c’est l’eau que les gens boivent et qu’il faut la protéger, dit-il. Je veux aussi contrer l’érosion, qui emporte la meilleure terre dans le lac. Je veux garder cette terre chez nous. »