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Claude Houle, qui doit traverser une voie ferrée pour atteindre ses terres, déplore l’entretien médiocre du passage, qui rend notamment difficile le transport de lisier jusqu’à ses champs. Photo : Caroline Morneau/TCN

Claude Houle, qui doit traverser une voie ferrée pour atteindre ses terres, déplore l’entretien médiocre du passage, qui rend notamment difficile le transport de lisier jusqu’à ses champs. Photo : Caroline Morneau/TCN

L’inaction des compagnies de chemin de fer dénoncée

JOLIETTE – La salle s’est animée au congrès de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles de Lanaudière (FUPAL), lors de l’adoption d’une résolution dénonçant l’inaction des compagnies ferroviaires pour l’entretien des traverses privées de chemins de fer.

« Moi, je dois traverser une voie ferrée [du Canadien National] pour me rendre à mes terres, mais la traverse pour passer ma machinerie est beaucoup trop abrupte », s’est notamment insurgé au micro Claude Houle, producteur laitier et céréalier de Sainte-Élisabeth, lors de l’événement tenu à Joliette le 19 octobre. « Et le pire là-dedans, c’est que je me fais dire que c’est ma responsabilité d’entretenir ça », a-t-il enchaîné. L’agriculteur souligne à titre d’exemple sa difficulté à transporter son lisier jusqu’aux champs en raison de la désuétude de la structure. 

Le président de la FUPAL, Marcel Papin, a quant à lui soutenu que l’enjeu des traverses de voies ferrées à restaurer est « majeur » et qu’il touche plusieurs producteurs. L’assemblée a donc demandé à l’UPA par voie de résolution d’exiger des compagnies ferroviaires que des travaux de réparation et d’entretien soient effectués rapidement et à leurs frais.

Débat sur les règles de biosécurité

Des échanges lors du congrès ont également découlé d’une résolution demandant  un encadrement de la biosécurité dans les élevages de petite taille et en circuit court. Caroline Laurin, du comité régional des fermes de petite taille, s’est dit en accord avec le principe, mais a souligné qu’elle se sent attaquée par la première formulation de la résolution qui laissait entendre selon elle que les exploitations en circuit court sont vectrices de maladies. Serge Ménard, important producteur de porcs à Saint-Paul et Saint-Thomas, a d’ailleurs dit craindre la contamination de son cheptel par des maladies issues de ses voisins qui détiennent « trois-quatre cochons » et qui ne sont pas soumis à un contrôle de la salubrité.

« Les fermes en circuit court, ce ne sont pas des fermes de trois-quatre cochons », a répondu Mme Laurin, insistant sur le fait que les fermes de petite taille appliquent déjà des mesures de biosécurité. En ce qui a trait à la résolution pour un meilleur encadrement, elle a finalement voté contre, mais y a ajouté un amendement pour la rendre plus « acceptable » à ses yeux. Elle a demandé à ce que les fermes de petite taille soient impliquées dans les discussions entre la Confédération, les groupes spécialisés et le ministère de l’Agriculture afin que les mesures soient adaptées à leur réalité. La résolution a été adoptée à la majorité.

Au total, 10 résolutions ont été adoptées lors du congrès régional du 19 octobre. Le rapport annuel et les états financiers seront quant à eux présentés lors de l’assemblée générale annuelle de la FUPAL en avril. 

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