fbpx

Les Volailles d’Angèle a relevé le défi de la transformation!

44dec12382c02146c2a563bcf08e7cc3

Tel que publié dans Ouest du Québec

LANAUDIÈRE — Plus de 14 ans après avoir lancé son entreprise, Angèle Grégoire peut se vanter d’avoir relevé avec brio le défi de la transformation de sa production de volailles.

« Je transforme presque toute ma production et je suis obligée d’acheter autant de volailles que j’en élève pour répondre à la demande », explique la productrice transformatrice de la petite municipalité de Saint-Esprit dans Lanaudière.

Évidemment, elle souhaiterait accroître sa production, mais ses plans se heurtent toutefois à l’absence de quota disponible. Ce qui n’empêche pas les affaires de maintenir leur croissance. « Je peux dire sans me tromper que les affaires progressent de 10 % par année », avoue Mme Grégoire. Ce qui explique qu’il lui faille s’approvisionner chez d’autres producteurs.

Et l’agricultrice fait en sorte de maintenir ce niveau de croissance avec une mise en marché agressive. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’elle travaille actuellement avec d’autres producteurs à la création d’une coopérative de mise en marché de produits régionaux.

LA recette!

Les choses ont bien changé depuis que Mme Grégoire et son conjoint, Jean Martin, ont lancé leur entreprise sur la ferme porcine achetée en 1997 des parents de ce dernier. Les débuts, au tournant du siècle, ont certes été modestes. « J’ai commencé très petit parce que je ne savais pas vraiment comment les choses allaient évoluer, raconte la productrice. Je vendais alors toute ma production à des distributeurs. »

À la petite production de poulets s’est ajoutée celle de dindons puis de canards et de pintades, mais cette dernière espèce a récemment été abandonnée. Aujourd’hui, l’entreprise élève annuellement 7 000 poulets avec un quota de 200 m2, 800 dindons pour un quota de 100 m2, et 1 500 canards.

Selon Mme Grégoire, la recette de sa réussite repose sur trois ingrédients de base : l’accueil du client, la recherche de nouveaux produits et une approche marketing dynamique. « On se fait un devoir de bien accueillir la clientèle », explique Mme Grégoire derrière son comptoir, après avoir répondu à une cliente venue de Mascouche qui dit avoir entendu parler de ses produits.

Tant et si bien que 90 % de ses denrées « sans gras trans et sans gluten » sont écoulées à la Boutique gourmande de la ferme ouverte au public à l’année. L’abattage des volailles est effectué en Outaouais et les carcasses sont ramenées à Saint-Esprit pour être découpées. Les plats sont cuisinés à la boucherie et à la cuisine attenante. La propriétaire et ses trois employés ne chôment pas.

D’autant plus que l’agricultrice se fait aussi un devoir d’offrir une grande variété de produits, 80 au total. « C’est important d’avoir de nouveaux produits à offrir à nos clients; ça les incite à revenir régulièrement. » Elle travaille donc constamment à élaborer de nouvelles recettes, des plats qui garniront étals et congélateurs. Il s’agit là d’un prolongement de sa précédente carrière de responsable du développement des produits dans une grande entreprise de transformation.

Mme Grégoire est également préoccupée par la mise en marché et la recherche de moyens pour attirer les consommateurs. C’est ce qui explique qu’elle ait rapidement adhéré au réseau Les chemins de campagne, un regroupement d’exploitations agrotouristiques de Lanaudière, voué à la promotion des produits du terroir et des attraits touristiques régionaux.

C’est aussi ce qui l’amène à s’impliquer dans la création d’une coopérative de mise en marché. « Il y a beaucoup à faire pour établir des liens avec les restaurants, pour rejoindre les consommateurs qui voudraient acheter nos produits, mais qui ne peuvent se déplacer jusqu’ici. » Les bases de la coopérative sont en voie d’être mises en place avec le lancement d’une plateforme Internet transactionnelle.

Parallèlement à toutes ces activités, Mme Grégoire prépare sa relève avec l’intégration de l’un de ses fils dans les activités de l’entreprise. En somme, si la productrice de Saint-Esprit devait choisir une devise, ce pourrait être : « Un défi n’attend pas l’autre »!