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Des juges de l’American Poultry Association évaluant un oiseau de fantaisie le 2 octobre dans le cadre du Festival des saveurs d’automne d’Ormstown. Photos : Patricia Blackburn/TCN

Des juges de l’American Poultry Association évaluant un oiseau de fantaisie le 2 octobre dans le cadre du Festival des saveurs d’automne d’Ormstown. Photos : Patricia Blackburn/TCN

Les poules de fantaisie volent la vedette d’un nouveau festival

ORMSTOWN – Un nouveau festival agricole d’automne, qui a tenu sa première édition les 2 et 3 octobre dans la municipalité d’Ormstown, en Montérégie, a connu un succès inattendu dans sa section réservée au jugement des oiseaux de fantaisie.

Entre les nombreuses cages où attendaient les oiseaux aussi diversifiés que colorés, l’un des juges de l’événement, Paul Monteith de l’American Poultry Association (APA), observait méticuleusement la conformation des oiseaux. « On évalue chacun d’eux selon les standards établis par l’APA pour chaque catégorie de chaque race. On sélectionne ensuite les meilleurs modèles », précise Victor Gilbert, un éleveur de volailles de fantaisie de Saint-Martin, dans Chaudière-Appalaches, qui assistait M. Monteith lors de l’événement.

Ce jugement à l’ampleur plus grande que prévu a pris les organisateurs par surprise. « On ne s’attendait vraiment pas à autant d’inscriptions, confie Jayme McClintock, responsable des communications pour l’Association des éleveurs de bétails du district de Beauharnois (LBA), à la barre de l’événement. Il faut dire que la LBA avait déjà l’habitude des ­jugements pour ce type de volailles dans le cadre de l’Expo Ormstown, fondée en 1910, qu’elle organise aussi et qui se tient normalement en juin. Le nouveau Festival des saveurs d’automne a toutefois été beaucoup plus populaire auprès des éleveurs de volailles de races de fantaisie, avec 550 oiseaux inscrits. L’Expo Ormstown en rassemble en moyenne entre 300 et 400.

« Ce nombre record en fait le plus gros événement du genre au Québec », souligne Étienne Laliberté, éleveur de volailles qui participait à l’événement, avec 86 têtes en démonstration. Selon lui, ce succès s’explique d’abord par le moment où se tient ce nouveau festival, puisque la plupart des oiseaux ont alors terminé leur mue et ont donc un plus beau plumage, ce qui n’est pas le cas en juin, lors de l’Expo Ormstown. Le début d’octobre représente également un moment stratégique, ajoute-t-il, puisqu’il est à quelques semaines du plus grand jugement des oiseaux de fantaisie au pays, organisé à Grassie, en Ontario, par la Ontario Poultry Breeders. Un événement majeur qui rassemble 1 200 oiseaux. « Nous pouvons donc tester nos oiseaux à ce premier jugement d’octobre à Ormstown, ce qui nous aide à mieux sélectionner ceux que nous inscrirons à Grassie », indique-t-il. L’éleveur est même d’avis que le nombre d’inscriptions sera encore plus élevé l’année prochaine si la pandémie de COVID-19 est terminée. On pourrait peut-être atteindre 800, ou même 900 inscriptions, estime-t-il. Les organisateurs de l’événement ont d’ailleurs prévu transporter le jugement dans un bâtiment plus vaste le cas échéant. 


La « malédiction » d’Ormstown

Le week-end pluvieux des 2 et 3 octobre a fait entrer le nouveau Festival des saveurs d’automne dans la tradition des événements agricoles organisés par l’Association des éleveurs de bétails du district de Beauharnois (LBA), à la barre notamment de la populaire Expo Ormstown, fondée en 1910. « On appelle ça amicalement la malédiction d’Ormstown », confie Étienne Laliberté, un habitué de cette exposition, qui se tient en juin. C’est un mois particulièrement pluvieux. Et on dirait que tous les week-ends de l’événement, il pleut », rapporte-t-il. Une affirmation que confirme la responsable des communications de la LBA, Jayme McClintock. « C’est presque une habitude ici, mais je pense que les gens ont quand même apprécié leur expérience, dit-elle en précisant que 1 400 visiteurs ont fréquenté cette première édition du Festival des saveurs d’automne, qui s’ajoutera aux autres événements tenus à Omstown au cours des prochaines années.

L’événement a permis à certaines vaches de défiler pour une première fois, puisque le championnat de l’Expo Ormstown, de plus grande envergure, est annulé depuis 2020 en raison de la pandémie.

L’événement a permis à certaines vaches de défiler pour une première fois, puisque le championnat de l’Expo Ormstown, de plus grande envergure, est annulé depuis 2020 en raison de la pandémie.