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L’entente a établi un protocole pour permettre le reboisement de terres abandonnées, sans mettre en péril le patrimoine agricole. Photo : Émélie Rivard-Boudreau/Archives TCN

L’entente a établi un protocole pour permettre le reboisement de terres abandonnées, sans mettre en péril le patrimoine agricole. Photo : Émélie Rivard-Boudreau/Archives TCN

Entente sur l’avenir des terres en friche de l’Abitibi

L’Union des producteurs agricoles (UPA) de l’Abitibi-Témiscamingue, l’Agence régionale de mise en valeur des forêts privées de l’Abitibi (ARPA), le ministère de l’Agriculture (MAPAQ) et le ministère des Forêts (MFFP) ont signé, le 24 juillet, une entente sur l’avenir des terres en friche de l’Abitibi. L’entente est le fruit d’un travail et de plusieurs négociations entamées il y a près de deux ans.

« On a réussi à faire comprendre qu’il fallait protéger nos bonnes terres agricoles. Je pense que c’est une bonne entente pour toutes les parties », se réjouit le président de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault. « On est assez intelligents pour faire de la foresterie correctement et faire de l’agriculture correctement », rajoute-t-il.

L’entente a établi un protocole pour permettre le reboisement de terres abandonnées, sans mettre en péril le patrimoine agricole. Elle concerne quatre MRC de l’Abitibi et la localité de Valcanton, au nord de La Sarre. Sur les 510 000 hectares en jeu, 138 000 hectares ont été préautorisés au reboisement, les autres ont été qualifiés de dominance agricole. « Quand on parle de préautorisé, ça ne veut pas dire que l’agriculture est inexistante. C’est juste que le lot est à dominance forestière », précise Benoît Mandeville, de l’ARFPA.

L’urgence d’agir pour protéger les terres en friche de l’Abitibi s’était pointée en décembre 2017. L’ARFPA avait reçu près de 8 M$ du Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone. Trois millions d’arbres devaient être plantés en 2020 et en 2021 sur des terres en friche.