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Les propriétaires des Jardins Tomates et Camomille ont recruté Cédric Caron à qui ils peuvent offrir plus que le salaire minium grâce au soutien du Centre d’emploi agricole et du programme FermEmploi. Photo : Patrick Rodrigue

Les propriétaires des Jardins Tomates et Camomille ont recruté Cédric Caron à qui ils peuvent offrir plus que le salaire minium grâce au soutien du Centre d’emploi agricole et du programme FermEmploi. Photo : Patrick Rodrigue

Devenir employeur dans une ferme en démarrage

ROUYN-NORANDA — Si le démarrage d’une entreprise agricole est déjà un travail ardu, apprendre en même temps à gérer du personnel peut se révéler une tâche colossale. Parce qu’ils ont frappé à la bonne porte, les propriétaires des Jardins Tomates et Camomille ont su relever le défi.

À peine deux mois après avoir fondé leur exploitation maraîchère, Kamylle Béchard-Plourde et Tom Poirier rachetaient en août 2016 la Ferme Héroux, dans le secteur Montbeillard de Rouyn-Noranda, afin de la convertir en établissement polyvalent. Avec tout le temps consacré à la production de légumes en serre et en champ, à la récolte de foin, à l’entretien des bâtiments ainsi qu’au soin de leurs vaches Angus, de leurs veaux et de leurs poules pondeuses, ils n’étaient plus en mesure de mener à bien leurs projets d’expansion. Ils ont donc embauché un employé pour s’occuper de la culture maraîchère.

Décision difficile

« Ça n’a pas été une décision facile à prendre, confie Kamylle Béchard-Plourde. D’abord, il y avait les coûts, alors que nous-mêmes ne retirions pas encore de salaire de notre entreprise. Mais c’était aussi parce que nous n’avions aucune expérience comme employeurs. »

Les propriétaires se sont donc tournés vers le Centre d’emploi agricole (CEA) de la Fédération de l’UPA
d’Abitibi-Témiscamingue. En plus d’y être conseillés, ils y ont trouvé un véritable partenaire d’affaires tant en matière de gestion que de soutien à l’intégration.

Grâce au programme FermEmploi, ils ont même été en mesure d’offrir plus que le salaire minimum à leur employé Cédric Caron. « Il dispose aussi d’une certaine marge de manœuvre quant à ses heures d’arrivée et de départ, mentionne Mme Béchard-Plourde. Et on lui laisse beaucoup de week-ends ainsi qu’une semaine de vacances en août, même si on aurait besoin de lui dans ces moments-là. »

La gestion d’un travailleur demande également plus de rigueur et de planification. « Chaque dimanche soir, nous établissons les priorités pour la semaine. Il faut accepter qu’à chaque nouvelle tâche on doive allouer du temps à la formation de notre employé. On essaie donc d’en planifier un maximum dans une seule semaine pour qu’il y ait consolidation des acquis avant de passer aux tâches suivantes », explique-t-elle. 

Tous gagnants

Le jeu en vaut la chandelle. Outre la qualité de vie que les entrepreneurs ont gagnée, ils considèrent que c’est un choix sensé pour toute entreprise qui souhaite prospérer. « Le temps que l’employé consacre à certaines tâches nous permet de poursuivre notre développement et même de pouvoir nous absenter de la ferme. Je crois qu’on va tous en sortir gagnants », fait valoir la copropriétaire. 

Les Jardins Tomates et Camomille ont été sélectionnés par le Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue pour représenter le sud de cette région dans le cadre de Ma ferme, mon monde, source d’inspiration en gestion des ressources humaines, une initiative d’AGRIcarrières.