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Une vingtaine de producteurs ovins du Saguenay–Lac-Saint-Jean, dont Dany Larouche, se sont rassemblés pour trouver un transporteur. Photo : Gracieuseté de Dany Larouche

Une vingtaine de producteurs ovins du Saguenay–Lac-Saint-Jean, dont Dany Larouche, se sont rassemblés pour trouver un transporteur. Photo : Gracieuseté de Dany Larouche

Des modèles qui fonctionnent malgré des défis

Bien qu’ils soient peu nombreux, les producteurs ovins de la Gaspésie ont créé il y plusieurs années une coopérative administrée par le syndicat régional des éleveurs d’agneaux et moutons, qui s’occupe de donner un contrat à un transporteur.

« On paie 8,50 $ par tête, et quand il reste de l’argent à la fin de l’année, on reçoit une ristourne », explique Sylvain Arbour, propriétaire d’une bergerie à Bonaventure, en Gaspésie. Il juge ce prix très honnête comparativement à celui payé par d’autres éleveurs en région éloignée. Il est toutefois conscient que le transport pourrait devenir un problème si les producteurs devenaient moins nombreux.

Plusieurs kilomètres à l’ouest, des producteurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui ont perdu il y a environ un mois leur unique transporteur se sont rapidement regroupés pour trouver une solution de rechange. « On est une vingtaine de producteurs avec un bon volume d’agneaux. Quand on a parlé publiquement de notre besoin de trouver un nouveau transporteur, cinq ou six personnes nous ont dit être intéressées », rapporte Dany Larouche, président du Syndicat des producteurs de moutons du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui ne s’attendait pas à autant d’offres. Un contrat devrait être signé sous peu avec l’un d’entre eux. M. Larouche reconnaît par ailleurs que les cheptels tendent à diminuer dans la région depuis quelques années, pour différentes raisons, dont la rentabilité des élevages.