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Découvrir la brebis laitière

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Tel que publié dans Ouest du Québec

LANAUDIÈRE — « Un jour, mon voisin m’a demandé un coup de main pour faire la traite de ses vaches laitières. J’ai vraiment aimé mon expérience, le lien avec les animaux », relate Jean-François Comtois.

L’idée de devenir agriculteur a commencé à germer lentement, mais sûrement. « Avec le prix du quota laitier, cette production était inaccessible. Je cherchais alors un élevage me permettant d’entrer en agriculture et, au fil de mes recherches, j’ai découvert la brebis laitière », raconte Jean-François. Avec sa conjointe, Annie Lewis, il monte un plan d’affaires. « J’ai suivi des formations en production ovine les fins de semaine et visité quelques bergeries », dit-il.

Sur le terrain de sa jolie maison de campagne, le couple dispose de suffisamment d’espace pour construire un bâtiment. Cependant, il opte pour la location d’une ancienne étable laitière à quelques minutes de chez lui. « L’investissement était moins grand et j’ai pu réaménager le bâtiment », mentionne l’éleveur.

La ferme La Comtoiserie, qui en est à sa troisième année, compte une centaine de brebis. « Mon objectif consiste à atteindre 150 brebis laitières », indique Jean-François. Pour faire le suivi de l’élevage, il utilise le logiciel de gestion BerGère, et il fait partie d’un projet-pilote de recherche génétique et de contrôle laitier.

Du lait au yogourt glacé

« On fait transformer à forfait du lait à 1 %, du yogourt nature, du fromage et du yogourt glacé. Cela donne une plus-value à notre lait. Je vends le reste de notre lait à un fromager », précise-t-il. Leurs produits sont en vente à la boutique de la ferme, à Saint-Élisabeth, mais également à deux marchés de solidarité. « J’aime bien la façon de fonctionner des marchés de solidarité régionale de Joliette et de Brandon. En fait, ce sont des marchés virtuels. Le client passe sa commande par Internet et je livre mes produits aux points de chute une fois par semaine », décrit-il. Fait intéressant, le lait de brebis peut être congelé sans que cela n’affecte ses qualités fromagères. Un autre des avantages de celui-ci est l’absence d’une des protéines les plus allergènes contenues dans le lait de vache, la bêta-lactoglobuline.

Cohabiter et partager

Au fil des mois et des années, Jean-François a développé de forts liens avec ses voisins agriculteurs : « Il y a de l’entraide, des échanges de service et aussi de l’amitié. » L’éleveur de brebis a été bien accueilli sur le rang. « Je soulève probablement la curiosité. C’est quand même une production nouvelle, la brebis laitière », lance-t-il tout sourire.