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Les acides palmitiques dans le lait proviendraient surtout de la vache qui mange des ingrédients alimentaires traditionnels, et qui en fabrique naturellement dans son pis. Photo : Archives/TCN

Les acides palmitiques dans le lait proviendraient surtout de la vache qui mange des ingrédients alimentaires traditionnels, et qui en fabrique naturellement dans son pis. Photo : Archives/TCN

Un groupe d’experts se prononce sur la question de l’huile de palme

Un groupe d’experts créé pour enquêter sur le lien possible entre des suppléments alimentaires dérivés de l’huile de palme donnés aux vaches et la texture du beurre a déposé son rapport le 21 janvier.

« Nous ne pouvons pas conclure que toute augmentation perçue de la dureté du beurre est uniquement attribuée à l’utilisation de suppléments alimentaires dérivés de l’huile de palme », a affirmé Daniel Lefebvre, président du groupe de travail et directeur du Centre d’expertise de Lactanet.

Parmi les faits saillants du rapport, on note que le supplément alimentaire dérivé du palmier peut contribuer à l’apport en acide palmitique des vaches, mais n’est pas le principal facteur contribuant à sa présence dans le lait. Les acides palmitiques dans le liquide proviendraient surtout de la vache qui mange des ingrédients alimentaires traditionnels, principalement du foin, de l’ensilage, de l’herbe et des céréales, et qui en fabrique naturellement dans son pis. La composition en acides gras du lait est influencée par plusieurs autres variables, y compris la saison et le stade de lactation.

En ce qui concerne la transformation, on conclut que la manipulation de la crème, la température d’entreposage et le barattage sont « des facteurs clés » ayant une incidence sur la fermeté et la texture du beurre.

Daniel Lefebvre a présidé le groupe à la demande des Producteurs laitiers du Canada. Les 13 membres, notamment des spécialistes de la nutrition et de la santé des bovins laitiers, de la science alimentaire, de la nutrition humaine, ainsi que des experts de groupes de producteurs laitiers, se sont réunis sept fois de mars à décembre 2021. Ils ont aussi sollicité des présentations et des rapports de plusieurs experts externes.

En plus d’un examen de la littérature scientifique, le groupe a commandé une analyse de la composition en acides gras du lait cru de partout au Canada ainsi qu’une collecte d’échantillons de beurre vendu au détail à travers le pays aux fins d’étude du profil des acides gras et des propriétés physiques.