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Première mondiale pour Les Éleveurs de porcs du Québec

Grande première mondiale pour Les Éleveurs de porcs du Québec. Ils ont produit un rapport de responsabilité sociale dans le cadre d’un projet-pilote de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Ils deviennent ainsi la seule production porcine à travers le monde à participer à une évaluation de leur performance en matière de développement durable dans le secteur agricole.

« C’est une première dans le secteur agricole au Québec et au Canada », s’est réjoui le président des Éleveurs de porcs du Québec, David Boissonneault. Hier soir, il dévoilait à Québec les détails de cette initiative devant bon nombre de représentants du monde politique. On y retrouvait entre autres François Gendron, ex-ministre de l’Agriculture du Québec, Laurent Lessard, ministre de la Forêt, Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, et André Bellavance, candidat à la chefferie du Bloc québécois. Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, assistait aussi à l’événement.

« J’ai un sentiment de fierté et la conviction qu’on peut faire mieux encore, a ajouté David Boissonneault. Nous avons pris cet engagement il y a deux ans déjà, dans un contexte difficile, parce qu’on croyait à l’avenir de notre production. C’est un processus de longue haleine et une vision à long terme. »

Notons que la FAO n’a retenu que 23 projets-pilotes à travers le monde pour l’analyse d’un premier outil d’évaluation en matière de développement durable pour les organisations agricoles, Sustainability Assessment of Food and Agriculture systems (SAFA). Cet outil inscrit ces dernières dans une démarche d’amélioration continue et de reddition de compte officielle. Les Éleveurs de porcs se sont entre autres engagés à mettre en œuvre un nouveau code de pratiques pour le soin et la manipulation des porcs d’élevage d’ici 2016.

Le rapport a été réalisé par le groupe de recherche AGECO. Les éleveurs et une trentaine d’organisations ont été consultés afin d’évaluer les enjeux en matière de gouvernance, d’environnement, de santé animale, d’économie, de cohabitation harmonieuse et de bien-être des travailleurs. La consultation a également permis de constater que le bien-être animal ressortait comme une grande préoccupation.

« Nous avons demandé à la FAO d’ajouter cet élément au projet », a révélé David Boissonneault.

Marie-Ève Tremblay, responsable du dossier chez Les Éleveurs de porcs du Québec, a précisé que la production porcine était de plus en plus verte. L’utilisation de bols économiseurs d’eau ou de trémies-abreuvoirs par plus de 90 % des éleveurs a notamment permis de réduire la consommation d’eau de 30 %. La production de lisier a été conséquemment réduite de 35 %.