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L’herpèsvirus équin peut être contrôlé par un vaccin, qui est cependant moins efficace contre la forme neurologique du virus. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

L’herpèsvirus équin peut être contrôlé par un vaccin, qui est cependant moins efficace contre la forme neurologique du virus. Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Plusieurs chevaux atteints d’un virus mortel

La ferme équestre Venturing Hills de Luskville, en Outaouais, doit composer depuis le 3 février avec une éclosion d’une souche très agressive de l’herpèsvirus équin (HVE-1), qui a eu raison de 3 de ses chevaux et qui en a contaminé 17 autres. Cette maladie à déclaration obligatoire peut faire de gros ravages dans sa forme la plus grave, en causant notamment des atteintes neurologiques qui mènent à la mort des chevaux, précise Carl A. Gagnon, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

Au Québec, ce genre de situation est très rare, selon lui, car la maladie circule normalement dans une forme moins sérieuse. Une information que confirme Renée Lévesque, directrice au développement chez Cheval Québec, qui dit ne jamais avoir vu une éclosion aussi grave. « Pour rassurer nos membres, nous leur avons fait parvenir un avis de vigilance dès que nous avons été informés de la situation par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation », dit-elle.

Cet avis indique entre autres que l’épidémie a pu être circonscrite à la ferme touchée en Outaouais et à celle d’où venait le cheval infecté, en Ontario. Les règles de biosécurité ont aussi été réitérées, dont celle de placer les nouveaux chevaux en quarantaine avant de les intégrer aux autres animaux de la ferme. L’herpèsvirus équin peut être contrôlé par un vaccin, qui est cependant moins efficace contre la forme neurologique du virus, soit celle qui touche la ferme de l’Outaouais.