fbpx
La venue du nouveau joueur ontarien pourrait être de bon augure pour les producteurs de bouvillons de l’est du Canada. Jocelyn Morier/PBQ

La venue du nouveau joueur ontarien pourrait être de bon augure pour les producteurs de bouvillons de l’est du Canada. Jocelyn Morier/PBQ

Nouvel abattoir en Ontario en remplacement de Ryding-Regency

Le site de l’ancien abattoir Ryding-Regency Meat Packers à Toronto, dont les activités étaient arrêtées depuis 2019, reprend progressivement du service avec de nouveaux propriétaires, sous le nom de TruHarvest Meats. Bien qu’ils n’aient pas la certitude pour l’instant que l’usine achètera des bouvillons du Québec, les Producteurs de bovins du Québec (PBQ) estiment que cette annonce est de bon augure pour le marché de l’est du Canada.

« Ça pourrait faire monter les prix offerts aux producteurs, parce que ça fait un joueur de plus sur le marché. Plus il y a de compétition, mieux c’est. Seul le temps nous dira quel sera l’impact réel pour les producteurs du Québec », commente Jean-Marc Paradis, président du comité de mise en marché des bouvillons d’abattage aux PBQ.

En 2019, le permis d’abattage de Ryding-Regency avait été suspendu par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) en raison de problèmes de contamination à la bactérie Escherichia coli (E. coli) de souche bovine. Cette décision avait suscité l’inquiétude des producteurs de bouvillons du Québec, puisque certains faisaient abattre leurs animaux à cette usine.

Un an et demi plus tard, les nouveaux propriétaires se donnent pour objectif d’abattre 1 600 têtes par semaine, à commencer par celles qui proviennent de l’Ontario.

« On peut penser que l’usine voudra garder un certain lien avec le Québec, mais on ne sait pas encore si elle acceptera nos animaux comme c’était le cas de Ryding-Regency. Peut-être éventuellement », commente pour sa part Yannick Sauvé, agent de mise en marché aux PBQ.