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Archives/TCN

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Les veaux de race Holstein toujours en demande

De plus en plus de producteurs laitiers, depuis deux ans, préconisent les croisements avec des bovins de boucherie pour répondre aux besoins du marché, car un veau croisé boucherie mâle peut se vendre jusqu’à trois fois plus cher qu’un veau Holstein.

Pierre Ruest, président du comité de mise en marché des bovins de réforme et veaux laitiers aux Producteurs de bovins du Québec (PBQ), assure néanmoins que les veaux de race Holstein, mâles et femelles, sont eux aussi recherchés par de nombreux acheteurs pour leur viande plus maigre, notamment des producteurs de veaux de grain et de veaux de lait. Leur valeur à long terme, croit-il, se redressera avec la diversification des marchés et le rehaussement des standards de qualité pour ces animaux. Les PBQ travaillent notamment à rendre les veaux de race Holstein du Québec attrayants pour les parcs d’engraissement nord-américains, à l’extérieur de la province. « Un beau veau Holstein va se vendre; il y a des marchés pour ça. Mais il faut qu’il soit beau, en santé, vigoureux, et qu’il corresponde aux besoins de l’acheteur », indique-t-il.

Arrêter de « travailler l’un contre l’autre »

Patrick Allen, producteur laitier à Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches, signale ce qu’il qualifie de « manque de communication » entre les producteurs de veaux laitiers et les acheteurs. « On fait presque juste du croisé Angus maintenant, mais encore là, ça arrive que ces veaux ne correspondent pas tout à fait à ce que les acheteurs recherchent. Si le veau n’est pas tout noir, s’il a une tache blanche, j’obtiens un moins bon prix », remarque-t-il.

À cet effet, le comité de mise en marché des bovins de réforme et veaux laitiers des PBQ travaille à mettre en place un programme de certification de la qualité des veaux laitiers pour que ceux-ci, à long terme, répondent précisément aux besoins des acheteurs, en collaboration avec les filières de veaux de lait et de veaux de grains. « On ne peut pas toujours travailler l’un contre l’autre. Il faut apprendre à travailler ensemble; c’est ça notre objectif », soutient M. Ruest.